Classement de Shanghai 2026 : le palmarès que la France guette est fabriqué en Chine

Étudiants sur l’esplanade d’un grand campus universitaire.
Chaque mois d'août, les universités françaises attendent le classement de Shanghai. Presque personne ne rappelle qu'il a été inventé à Shanghai, par une université chinoise.
Le palmarès a paru pour la première fois en juin 2003, publié par le centre pour les universités de rang mondial de l'université Jiao Tong de Shanghai. Depuis 2009, il est édité par une société indépendante, ShanghaiRanking. Six indicateurs le composent : les prix Nobel et les médailles Fields parmi les anciens élèves et les enseignants, les chercheurs les plus cités, les articles parus dans Nature et dans Science, les publications indexées, et le résultat rapporté à la taille de l'établissement. Plus de 2 500 universités sont examinées chaque année ; les mille premières sont publiées.
L'édition 2026 place Harvard en tête, comme toutes celles qui l'ont précédée. La meilleure université française, Paris-Saclay, est treizième. Quatre françaises figurent dans les cent premières, vingt-sept dans les mille.
Viennent ensuite quatre chinoises, toutes dans les trente premières : Tsinghua dix-huitième, Pékin vingt-deuxième, Zhejiang vingt-quatrième et, vingt-septième, l'université Jiao Tong de Shanghai — celle-là même qui a créé le classement. Autrement dit, quatre universités chinoises devancent aujourd'hui toutes les universités françaises, à l'exception de Paris-Saclay.
Le site racontait hier l'histoire de Fudan, l'autre grande université de Shanghai, née en 1905 d'une sécession. La ville qui donne son nom au palmarès est aussi celle qui le fabrique.
La Rédaction