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LIENS COMMERCIAUX

Français à Shanghai, 1849-1946

© Chine Informations - La Rédaction
   

Dès le XVIe siècle, les jésuites - le plus célèbre d'entre eux est le père Matteo Ricci (1552-1610) - sont présents en Chine, où leur rôle est déterminant dans le dialogue qui s'instaure, sous l'empire des Ming, avec l'Occident. 

(miniature) carte ancienne Chine carte ancienne Chine

Certes l'échange n'est pas exempt d'ambiguïtés et de malentendus mais l'Europe érudite des XVII-XVIIIe siècles leur doit une initiation à la civilisation chinoise, et la Chine une ouverture sur la pensée et les techniques occidentales. Habiles à capter l'attention des mandarins de la cour impériale par leurs connaissances linguistiques et scientifiques, ils ont maintenu leur présence jusqu'à la suppression de l'ordre en 1773. Ils reviendront en Chine au lendemain du coup de force de la Guerre de l'opium, et particulièrement à Shanghai, où ils précèdent en 1840, le personnel consulaire.

(miniature) Jésuites de Chine Jésuites de Chine

Mais la fascination qu'exerce la Chine sur l'Occident obéit aussi à des motivations plus prosaïques : la volonté d'exploiter l'immense marché chinois et de concurrencer l'Angleterre sur ce terrain, suscite les premières initiatives en matière commerciale. La Compagnie française des Indes orientales, créée en 1664, a établi, comme ses consœurs anglaise et hollandaise, un comptoir à Canton, seul port alors ouvert aux occidentaux, où convergent tous les réseaux commerciaux. Les échanges y sont autorisés mais les Européens doivent recourir à un intermédiaire, le négociant de l'Empereur (1702), remplacé en 1722 par une nouvelle institution le cohong. Les marchands français achètent surtout du thé, de la porcelaine, des soies, du papiers. Le sentiment général est que la Chine se suffit à elle-même et n'a guère à gagner à s'ouvrir aux appétits du commerce étranger.

La création éphémère d'un consulat à Canton en 1776 marque la volonté de soutenir les entreprises commerciales françaises. Mais le temps n'est pas encore venu pour des relations diplomatiques et consulaires régulières. Consuls et diplomates occidentaux restent absents de Chine jusqu'à la Guerre de l'Opium.

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Dossier réalisé par le ministère des Affaires étrangères à l’occasion de l’exposition "Le Paris de l’Orient - Présence française à Shanghai, 1849-1946" organisée par le  musée Albert-Kahn et la  direction des Archives du ministère des Affaires étrangères en 2002.

Commissariat : Jeanne Beausoleil, conservateur en chef, directeur du musée Albert-Kahn et Isabelle Nathan, conservateur en chef aux Archives du ministère des Affaires étrangères.

Catalogue : Le Paris de l’Orient. Présence française à Shanghai, 1849-1946 coédité par le musée Albert-Kahn et le ministère des Affaires étrangères, à l’occasion de l’exposition. (296 pages, 297 illustrations, format 23 X 30 - 60€ : museealbertkahn@cg92.fr)

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