une situation très regrettable, en effet.....
c' est navrant !
Avec 280.000 étudiants internationaux sur son sol, la France est le troisième pays d'accueil en matière d'enseignement supérieur derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Il est pourtant de plus en plus compliqué d'être diplômé et d'acquérir une expérience professionnelle dans la nation des Lumières. La France séduit-elle les étudiants étrangers pour mieux les rejeter ?
Le concept d'immigration choisie, cher au chef de l'Etat, a mal vieilli. Alors que le gouvernement prônait encore il y a quelques années la venue d'immigrants qualifiés sur le territoire tricolore au détriment de la main d'uvre étrangère non-diplômée, l'Etat leur ferme aujourd'hui peu à peu les portes de ses universités et ses grandes écoles. ......
http://www.lepetitjournal.com/homepage/a-la-une/86187-etudiants-etrangers--diplomes-qualifies-mais-mal-aimes-.html
Un décret du 6 septembre, en application de la loi relative à l'immigration du 16 juin dernier, durcit également les conditions d'obtention d'un visa étudiant. Les ressources financières minimales pour se voir accorder un titre de séjour sont augmentées de 70% à 100% d'une bourse de gouvernement français. "Le ministère de l'intérieur exige donc des étudiants étrangers qu'ils attestent de 5.500 euros sur un compte en banque, soit 1.500 euros supplémentaires par rapport à la situation en 2010", selon l'Unef. La première organisation étudiante, épaulée par l'Union des étudiants algériens de France (UEAF) et l'Union des étudiants vietnamiens en France (UEVF), a critiqué dans un communiqué ce "durcissement continu des politiques d'immigration que le gouvernement nous impose depuis cinq ans". "Egaux dans les amphis, les étudiants français et étrangers sont inégaux face à la loi", ajoutent-ils. L'Unef demande donc "l'égalité des droits entre étudiants étrangers et étudiants français sur tous les plans: la fin du critère de nationalité pour les bourses sur critères sociaux (et) un titre de séjour pluriannuel pour l'ensemble des étudiants étrangers".
Les établissements protestent
La conférence des présidents d'université (CPU) a rejeté, quant à elle, la circulaire de mai dernier et la qualifie de "très très grave, car elle peut avoir des conséquences importantes pour notre enseignement supérieur. On rend la situation des étudiants étrangers difficile", comme l'explique Louis Vogel, président de Paris-2 et de la CPU. "Consciente de l'apport des étudiants étrangers, bien formés, au développement des entreprises françaises et au développement économique de leurs pays d'origine, la CPU est favorable à l'allongement à un an de la durée de l'autorisation de séjour provisoire", peut-on lire dans le communiqué final de la conférence. Les présidents d'universités craignent que cette circulaire ne remette en question les conventions passées avec les universités étrangères. La Conférence des grandes écoles (CGE) a exprimé les mêmes inquiétudes.
et aussi :
http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/marie-sandrine-sgherri/les-diplomes-etrangers-des-grandes-ecoles-indesirables-23-09-2011-1376840_301.php