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Jean-Denis Attiret

© Chine Informations - La Rédaction
Jean-Denis Attiret
Portrait en buste de concubine par Jean-Denis Attiret (peinture à l'huile sur papier, milieu XVIIIe siècle.

Jean-Denis Attiret (ayant adopté le nom chinois de Wang Zhi-cheng 王志誠)  est né en 1702 dans une famille marquée par le sceau de l'art. Depuis son grand-père jusqu'à son père et ses frères une longue tradition artistique marque les prémisses de son existence. Son enfance est ainsi rythmée par une formation qui l'initie aux rudiments de l'art dans l'atelier paternel. Puis, grâce à la protection d'un généreux mécène, Jean-Denis Attiret a l'opportunité de compléter son parcours personnel par un séjour de deux ans en Italie.

Au contact de la culture transalpine, le peintre s'est nourri d'influences éclectiques (Haute-Renaissance avec Raphaël, Maniérisme, Classicisme) mais concourant toutes à imprimer à sa création une vision de la réalité emprunte d'équilibre et de recherche d'harmonie. Il excelle alors à privilégier notamment des sujets religieux, acte prémonitoire de sa vocation personnelle, puisque dès 1735, son entrée dans l'ordre des Jésuites est attestée.

Après deux années de noviciat, un bouleversement majeur se produit dans son existence. Jean-Denis Attiret est envoyé comme peintre-missionnaire auprès de l'empereur de Chine Qianlong. Après un long voyage, il arrive à Pékin en 1739. Il a alors 37 ans. Admis rapidement au rang de peintre officiel de l'empereur, c'est à une mutation d'une ampleur radicale que son art doit s'adapter. Au-delà de nouveaux sujets (paysages, scènes animalières, de batailles, peintures d'architectures…), c'est aussi de nouvelles techniques qu'il doit appréhender, l'aquarelle ou la détrempe se substituant à la peinture à l'huile. Il doit assimiler une nouvelle vision de l'art : rompre les amarres avec un réalisme trop prégnant pour fusionner avec une esthétique plus épurée emprunte de d'avantage de stylisation et de raffinement.

Durant les trente années que marque son expérience chinoise, le talent de l'artiste culminera dans la restitution des hauts faits d'arme de l'empereur Qianlong et dans les nombreux portraits des dignitaires contemporains qu'il réalisa.

Durant les cinq ou six dernières années de sa vie il souffrit de violents maux d’estomac mais ce ne fut que durant les derniers mois qu’il renonça à ses visites quotidiennes au palais impérial. En apprenant son décès (le 8 décembre 1768) l’empereur envoya une importante somme d'argent pour couvrir les frais de funérailles : un insigne honneur, semble-t-il.

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