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Histoire du pavillon d'Occident

© Chine Informations - La Rédaction

(miniature) Histoire du pavillon d'Occident Histoire du pavillon d'Occident

Xixiang ji  西厢记 ou l'histoire du pavillon d'Occident est une pièce de théâtre chinoise classée dans la catégorie des pièces « zaju » dramatiques. Elle a été écrite par le célèbre Wang Shifu. La date d'écriture de la pièce n'est pas donnée avec précision. Probablement qu'il lui a fallu plusieurs années pour l'écrire et l'améliorer. Néanmoins, on situe la naissance de cette histoire vers 1300 après JC.

Introduction

Xixiang ji est une des plus célèbres pièces chinoises de son temps. Parmi les 3 pièces les plus connus de Wang Shifu, celle-ci est de loin la meilleure parce que l'auteur a sciemment donné une fin heureuse à son histoire. Pour accompagner son histoire, l'auteur a choisit un style d'écriture léger et parfaitement adapté au genre « zaju » : musique entraînante, ballade, contes et danses. Les acteurs faisaient des gestes appuyés et stylés, et étaient maquillés. Les acteurs étaient appelés des chanteurs-récitant.

La pièce

La pièce est avant tout, une adaptation plus populaire du livre « Le Pavillon de l'aile Ouest » de Yuan Zhen. Grâce à Wang donc, la littérature lettrée de Yuan Zhen devient accessible au plus grand nombre. En effet, le public est plus réceptif à cette adaptation sous forme de ballades enchantées.

Toutefois, on soupçonne des modifications sous cette période (quand la pièce fut adaptée par Wang). En effet, dans l'ancienne version, on constate une certaine liberté des mœurs sous la période des Tang, à laquelle appartenait la jeune héroïne Yingying. L'influence néoconfucianisme a bridé cet élan au profit d'une histoire plus moralisateur, en imposant quelques changements pour la version populaire  comme le jeune lettré amoureux, la jeune fille fidèle et chaste jusqu'au mariage, la servante indispensable.

La pièce en tant que « zaju » devait respecter les règles d'écriture traditionnelles : 4 actes, la narration à la troisième personne. Mais, Wang n'en fit rien. « Xixiang ji » était exceptionnellement longue puisqu'elle était composée de 20 actes divisés en 5 grandes parties :

  • Zhang au monastère.
  • Yingying joue du luth.
  • Zhang tombe amoureux.
  • À l'auberge du Pont-aux-herbes.
  • Zhang célèbre l'union

Les spectateurs avaient l'impression de regarder 5 « zaju » successivement, l'une à la suite de l'autre. De plus, dans la pièce de théâtre de Wang Sifu, les ballades étaient chantées par des personnes différentes, ce qui n'était pas de coutume à cette époque.

L'histoire d'amour

Xixiang ji raconte l'histoire d'un jeune homme lettré prénommé Zhang qui se rend à la capitale pour passer des examens impériaux afin de devenir un fonctionnaire respecté. Sur le chemin, il s'arrête dans un monastère et fait la connaissance de Cui Yingying et de sa mère. Il tombe éperdument amoureux de la jeune fille. Les sentiments sont réciproques. Mais, la nuit tombée, le monastère où ils se réfugient est attaqué par des brigands. La mère de Cui Yingying promet la main de son fils à celui qui les sauvera.

Zhang fit alors appel à un ami général qui l'aida à repousser les brigands. Mais au lieu de tenir sa promesse, la mère de Cui refusa de donner la main de sa fille à Zhang sous prétexte qu'elle l'avait déjà promit à un autre. Désespérés, les deux amants se retrouvent en cachette grâce à la complicité et à l'ingéniosité de la servante. S'apercevant de l'amour de sa fille pour Zhang, la mère de Cui finit par donner sa bénédiction sous la seule et unique condition que Zhang réussisse ses examens.

Zhang partit alors pour la capitale bien décidé à réussir. Mais pendant que Zhang est à la capitale, le fiancé trompé et humilié prépara un mauvais coup puisqu'il raconta à Cui et sa mère que Zhang a finit par prendre femme en ville. Mais son mensonge fut découvert in extrémis et il se suicida. Désormais, plus rien ne s'oppose au mariage de Zhang et de Cui qui fut célébré dans la cinquième partie.

La véritable intrigue de la pièce réside dans un amour libre et consentie entre deux jeunes gens qui n'ont pas été séparé ni forcé à épousé d'autres prétendants. En effet, on s'aperçoit que cette approche déjà très moderne de l'amour libre n'est pas une nouveauté à l'époque.   Seulement, elle n'a jamais été racontée de cette manière en public. La dernière édition de cette pièce date de 1765. C'est une édition en chinois et mandchoue. La pièce a été adaptée au cinéma en 1927 dans « Xixiang ji » de Li Minwei et Yao Hou, puis en 1940 dans la version de Zhang Sichuan. 

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