Santé en Chine (tourisme)
SOMMAIRE
Hygiène personnelle
En dehors des grandes villes, les toilettes publiques varient du "légèrement désagréables" à "complètement répugnantes". Des toilettes plus que correctes peuvent être trouvées à l'intérieur des principales attractions touristiques, dans les hôtels internationaux (dans lesquels vous pouvez d'ailleurs entrer sans avoir à vous justifier), les immeubles de bureaux et les grands magasins. Les toilettes de McDonald's, KFC ou Pizza Hut sont généralement plus ou moins propres, tandis que celles dans les petits restaurants et hôtels sont communément à peine acceptables. Certaines sont gratuites, d'autres ne coûtent de quelques mao jusqu'à un ou deux RMB. Des installations séparées sont toujours prévues pour les hommes (男nán) et les femmes (女 nǚ), mais il n'y a parfois pas de portes.
Les toilettes à siège ne sont pas légion en Chine dans les zones publiques contrairement aux endroits où les Occidentaux se ne se font pas rares, comme les grands hôtels. Beaucoup d'appartements privés dans les zones urbaines sont aujourd'hui équipées de toilettes assises.
Amenez votre propre papier toilette (卫生纸 wèishēngzhǐ / 面纸 miànzhǐ), car il est rarement fourni. Si les toilettes sont à la turque, jetez le papier utilisé dans le seau à côté des toilettes et non dans la cuve, ce qui pourrait boucher la tuyauterie qui n'est pas adaptée à cet usage.
Lavez-vous souvent les mains, surtout après avoir utilisé des ordinateurs publics ou avoir manipulé des billets de banque particulièrement usagés; Plus spécifiquement, évitez de vous toucher le visage et surtout le nez avec des mains non lavées afin d'éviter d'attraper un rhume ou la grippe.
Restauration et boissons
Il n'existe pas de réglementation spécifique liée à la santé appliquée aux restaurants. Ces derniers préparent généralement la nourriture à la commande. Même dans les plus petits restaurants, des plats chauds sont généralement fraîchement préparés, au lieu d'être réchauffés, et causent rarement des problèmes de santé.
Utilisez votre bon sens lorsque vous achetez des aliments vendus dans la rue. Cela est particulièrement vrai pour les produits à base de viande ou de fruits de mer qui peuvent être très dangereux, surtout par temps chaud, car de nombreux fournisseurs ne disposent pas de réfrigération. Une règle de base en ce qui concerne l'alimentation de rue est de s'assurer qu'elle soit bien cuite. Assurez-vous également que l'huile utilisée pour la cuisson ne soit pas avariée. Préférez les stands fréquentés par les habitants, et préférez les baguettes jetables pour l'hygiène même si c'est moins écologique.
Même dans les grandes villes, il ne faut pas boire l'eau du robinet ; Les Chinois eux-mêmes ne le font pas. En général, l'eau du robinet est potable après ébullition. L'eau potable purifiée en bouteille est disponible partout pour moins d'une poignée de RMB. Vérifiez que le joint du bouchon ne soit pas cassé. Boire de la bière, du vin et autres boissons en canette est également pas cher et sécurisé.
Des maux d'estomac mineurs peuvent être ressentis si vous n'êtes pas habitué à la nourriture locale. Le gingembre est efficace contre ces maux et les nausées, même s'il ne tue pas les bactéries.
Si vous achetez fruits et légumes, il est très important de prendre bien soin de les laver et de les laisser tremper une dizaine de minutes afin d'enlever les résidus de produits chimiques.
Maladies
Aucun vaccin n'est obligatoire pour se rendre en Chine mais si votre séjour est relativement long, il peut être une bonne idée de se faire vacciner contre l'hépatite A et la fièvre typhoïde qui peuvent se propager par des aliments contaminés. Il est communément conseillé de consulter un médecin généraliste avant le départ.
Il est à rappeler que les voyageurs à destination de Chine, quel que soit le motif de leur déplacement, doivent être couverts par une assurance maladie et rapatriement.
Le VIH circule surtout chez les travailleurs du sexe, leurs clients et les consommateurs de drogues injectables. Rapportée à la population générale, sa prévalence reste faible, nettement en dessous de 0,1 %, et le plan national en cours vise à la maintenir sous 0,2 % jusqu'en 2030. Entrer dans le pays ne requiert pas la présentation d'un certificat de non-séropositivité dans le cadre d'un séjour touristique, d'une visite familiale, d'un voyage d'affaires ou d'un séjour d'études ou de stage inférieur à 6 mois.
En 2003, la Chine a connu une grave épidémie de SRAS qui n'est aujourd'hui plus considérée comme une menace. Plus récemment, il y a eu des cas de grippe aviaire. Il est ainsi préférable d'évitez la volaille ou les œufs insuffisamment cuits et de consulter un médecin en cas de fièvre. De même, lavez-vous régulièrement les mains à l'aide d'un savon ou d'un produit antibactérien. En partie à cause de la crise du SRAS, le gouvernement chinois a pris la menace mondiale de la grippe porcine très au sérieux ; Si vous contractez une fièvre, il est possible que vous deviez faire face à plusieurs jours en quarantaine à l'entrée en Chine.
La maladie "main-pied-bouche" qui touche principalement les enfants de moins de 5 ans, peut être mortelle en Chine. Les symptômes suivant peuvent se manifester : fièvre, petites ulcérations dans la bouche et éruption cutanée des mains et des pieds. Il est recommandé de consulter un médecin en cas de symptômes.
Enfin, il est conseillé de se prémunir contre les piqûres de moustiques. Le paludisme, lui, a disparu : l'OMS a certifié la Chine exempte de paludisme le 30 juin 2021, et aucun traitement préventif n'est plus recommandé pour s'y rendre. La dengue, en revanche, circule toujours, principalement dans le Guangdong, au Yunnan et à Hainan, avec des poussées en fin d'été.
Dites-le en chinois :
- Rhume : gǎnmào (感冒)
- Fièvre : fāshāo (发烧)
- Mal de tête : tóutòng (头痛)
- Mal de ventre : dùzǐtòng (肚子痛)
- Mal de gorge : hóulóngtòng (喉咙痛)
- Toux : késòu (咳嗽)
- Diarrhée : lādùzǐ (拉肚子)
Soins de santé
En Chine, les médicaments sont pour la plupart disponibles auprès d'un pharmacien sans ordonnance. Vous pouvez généralement demander à voir les instructions fournies avec la boîte. La médecine occidentale est appelée Xiyao (西药).
La plupart des médecins et infirmiers chinois ne parlent pas anglais, même dans les grandes villes. Cependant, le personnel médical est en abondance et les temps d'attente des hôpitaux sont généralement de courte durée - en général moins de 10 minutes dans les cliniques générales (门诊室 ménzhěnshì), et pratiquement aucun temps d'attente pour les urgences (急诊室 jízhěnshì). Attention, ceci est valable uniquement dans les grands hôpitaux, des principales villes du pays et en dehors des périodes de congé. Il est conseillé de venir très tôt le matin pour faire la queue car il n'y a pas de rendez-vous.
Veillez à ce que les aiguilles utilisées pour les injections ou tout autre ustensile qui exige de percer la peau soient neufs - insistez pour voir le nouveau sachet ouvert sous vos yeux. Dans certaines régions de Chine, il est acceptable de réutiliser des aiguilles après stérilisation.
Pour l'acupuncture, bien que les aiguilles jetables soient assez fréquentes en Chine continentale, vous pouvez fournir les vôtres. Le type jetable, appelé Wujun zhenjiu zhen (无菌针灸针, "aiguilles d'acupuncture stérilisées"), coûte généralement 10 à 20 ¥ pour 100 aiguilles et on en trouve dans toutes les pharmacies. Notez qu'il ne devrait y avoir que peu ou pas de saignement lorsque l'aiguille est insérée et retirée si l'acupuncteur est suffisamment qualifié.
Alors que la médecine traditionnelle chinoise est très répandue en Chine, la réglementation tend à être négligée et il n'est pas rare que des médecins prescrivent des herbes chinoises nuisibles pour la santé. Faites des recherches et assurez vous d'avoir quelques amis locaux pour vous aider à voir un médecin chinois. Alternativement, à Hong Kong ou à Taiwan, la pratique est mieux contrôlée.
Depuis le Covid, et comment se soigner sur place
La pandémie de Covid-19, partie de Wuhan fin 2019, a fermé la Chine au monde pendant trois ans. Le pays a levé ses quarantaines à l'entrée le 8 janvier 2023 et supprimé le test obligatoire à l'arrivée à la fin de la même année : aucune formalité sanitaire particulière n'est aujourd'hui exigée pour entrer en Chine. Il en reste des habitudes, le masque porté spontanément dans les transports et les hôpitaux, et un réseau de contrôle sanitaire aux frontières resté plus dense qu'ailleurs, susceptible d'être réactivé.
Se faire soigner suppose aujourd'hui un téléphone. La description faite plus haut, arriver tôt et faire la queue, ne correspond plus à la pratique des grands hôpitaux : la consultation se réserve en ligne, par le compte WeChat de l'établissement, souvent plusieurs jours à l'avance, et les créneaux des services réputés partent en quelques secondes. Sans numéro chinois, il faut passer par le guichet d'accueil ou par les services aux étrangers, que les grands hôpitaux urbains proposent. Les urgences (急诊 jízhěn), elles, restent accessibles sans rendez-vous.
Les cliniques internationales existent dans toutes les métropoles et emploient des médecins anglophones. Elles sont beaucoup plus chères que les hôpitaux publics, souvent conventionnées avec les assureurs, et c'est là que la couverture d'assurance rappelée plus haut prend son sens : un rapatriement sanitaire depuis la Chine se chiffre en dizaines de milliers d'euros.
Les toilettes publiques se sont nettement améliorées depuis la « révolution des toilettes » lancée en 2015, qui a fait construire ou rénover près de soixante-dix mille installations sur les sites touristiques en trois ans, avant d'être prolongée. Le conseil d'emporter son papier reste néanmoins valable hors des villes.
Un mot sur la qualité de l'air, qui relève de la santé autant que de l'environnement : elle s'est beaucoup améliorée, mais les personnes asthmatiques ou fragiles des bronches gagnent à consulter l'indice quotidien avant de sortir pendant les pics hivernaux, et à emporter un masque filtrant.
