recherche
sous-menu
Vous êtes ici : Accueil  ❭  Guide  ❭  Chine  ❭  Culture et civilisation chinoises  ❭  Art chinois  ❭  Littérature chinoise
LIENS COMMERCIAUX

Manhua

© Chine Informations - La Rédaction

(miniature) Manhua Manhua

MANHUA : LA BANDE DESSINEE CHINOISE

Dossier rédigé par Bédédazi d'après une adaptation de plusieurs articles publiés dans "Bédés d'Asie" entre mars 2006 et février 2007.

I. Introduction à la bande dessinée chinoise

Si le le mot pour dire "bande dessinée" est en japonais "manga" 漫画, celui-ci se prononce en chinois "manhua", se transcrit 漫画 (simplifié) ou 漫畫 (traditionnel), et signifie "images enchaînées".
Quant au dessinateur de manhua, s'il est appelé "mangaka" 漫画家 au Japon, il est appelé "manhuajia" 漫画家 en Chine.
Remarquez que les idéogrammes utilisés pour "manhua" & "manhuajia" en chinois et "manga" & "mangaka" en japonais sont les mêmes (puisque l'origine du mot est japonaise) mais se prononcent légèrement différemment.

Le terme de "manhua" est aussi bien utilisé pour les bandes dessinées qui viennent de Chine 中国 (中國 traditionnel), que de Hong Kong 香港, de Singapour 新加坡共和国, et de Taiwan 台湾 (臺灣 traditionnel).

A noter qu'historiquement, la bande dessinée chinoise porte également d'autres noms.
"Lianhuantu" pour les livres illustrés (romans graphiques, en général un dessin par page).
"Lianhuanhua" qui représente plutôt la bande dessinée que l'on qualifierait en Occident de classique, alors qu'en Chine, le gouvernement la considérait comme un art de masse et l'utilisait pour des affiches et de la propagande.
Les dessinateurs les plus connus sont Zhang Leping (1910 - 1992) avec "Sanmao" 三毛 et Fang Cheng 方成 dont les styles ressemblent à "la ligne claire" de Hergé (créateur de Tintin).

Encore une chose : les manhuas (ainsi que les manhwas, coréens eux) se lisent dans le sens occidental et pas "à l'envers" comme les mangas japonais.

II. L'avènement de la BD chinoise en France

A moins d'habiter en Chine et de pouvoir lire les idéogrammes, il y avait très peu de possibilités pour découvrir la BD chinoise... Mais tout a changé depuis le début de l'année 2005 et une belle collaboration s'est instaurée entre la France et la Chine.

Dans le cadre du 32ème Festival International de Bandes Dessinées du 27 au 30 janvier 2005, quelques artistes et professionnels chinois (du dessin animé et de la bande dessinée) vinrent à Angoulême sur invitation.

Puis du 1er au 5 septembre 2005, la France fut l'invitée d'honneur de la 12ème Foire Internationale du Livre de Beijing et les éditeurs français présentèrent près de 200 bandes dessinées (treizième session de cette foire du 30 août au 2 septembre 2006).

Et du 6 au 9 octobre 2005, des professionnels et artistes français (également belges et suisses) furent également présents au 1er Festival de l'Image Dessinée à Beijing (deuxième session en 2007).

Sans compter d'autres festivals hors de la capitale chinoise, comme le 1er Festival BD de Shanghai du 28 juillet au 1er août 2005 (deuxième session du 29 juin au 3 juillet 2006).

Bien sûr, tout cela n'aurait pu voir le jour sans la participation active d'associations telles celle du Festival International de BD d'Angoulême, BD Dingue, 16000 Images, ainsi que d'organismes officiels tels l'Ambassade de France, les centres culturels français en Chine, l'Association pour l'Amitié avec les Peuples Etrangers, et de certains éditeurs et libraires.

Les résultats, les lecteurs les connaissent déjà. Non seulement, les dessinateurs et éditeurs français (francophones) sont maintenant mieux connus et distribués en Chine, mais aussi des artistes chinois sont traduits en français et publiés en Europe, en particulier grâce à la nouvelle maison d'édition Xiao Pan et à Patrick Abry, son fondateur.

Xiao Pan est devenu en moins d'un an "le spécialiste de la BD chinoise" et édite déjà plus d'une dizaine d'artistes, tous différents, tous talentueux, tous désireux de toucher le public français. Mais avant de parler de cet éditeur spécialisé, voyons les autres éditeurs qui publient du manhua et les ouvrages déjà parus.

ManhuaHe Youzhi aux éditions de l'An 2

"Mes années de jeunesse" est un "lianhuantu", c'est-à-dire un roman graphique (ou roman visuel) d'un dessinateur chinois, He Youzhi. Publié en janvier 2005 (72 pages pour 14,00 €) aux éditions de l'An 2, il se situe du début des années 20 au début des années 50 et raconte – avec un dessin par page – l'enfance et l'adolescence de l'auteur, ainsi que les débuts de sa carrière. Effectivement, l'auteur a maintenant plus de 80 ans et vit près de Shanghai. L'éditeur fait savoir qu'on peut considérer ces "images enchaînées" comme l'équivalent d'une "ligne claire" orientale et que cet ouvrage est "un riche témoignage de la Chine pré-maoiste". Plus d'informations, un portfolio et un extrait sur le site de l'éditeur.

En novembre 2006, les éditions de l'An 2 publient "Cent métiers du vieux Shanghai", un autre lianhuantu de He Youzhi. De la même façon que pour ses années de jeunesse (un dessin par page et textes bilingues chinois-français), il montre dans cet ouvrage (192 pages pour 29,50 €) les petits métiers exercés dans le Shanghai du début du XXème siècle. Plus d'informations et des extraits sur le site de l'éditeur.

III. Les éditeurs de manhua

Depuis quelques années les éditeurs français éditent avec plus ou moins de succès des manhuas en provenance de Hong Kong, Singapour ou Taiwan.

Le premier à tenter sa chance fut Tonkam dès 1994 avec "Cyber weapon Z" puis "King of fighter zillions", deux séries taiwanaises de Andy Seto et actuellement le célèbre "Tigre et dragon" d'après le roman de Wang Dulu 王度盧 (1909-1977).

Soleil crée sa collection "Hero" à l'été 2006 et publie depuis plusieurs manhuas de Taiwan : "Les quatre justiciers" de Seto Andy et Wong Tony, "Top speed underground" de Chan Chung-Min et Cheung Man-Wai, "La voie du héros" de Ye Min-Fa, "Flower ring" de la manhuajia Lin Selena et "B boy bomb" de Sad ainsi qu'une série de Hong Kong : "Claws of darkness, journal d'un chasseur de vampires" de Cho Jerry (d'après une nouvelle de Jozev).

De son côté, Paquet publie aussi du manhua de Taiwan mais d'autres auteurs : "Stanle" et "X-girl" deux séries de Chang Shen et "CAT" une série de FCP.

Quant aux éditions du Temps, ils tentent leur chance avec "La zone céleste (The celestial zone)" de Wee Tian Beng, une longue série de Singapour éditée dans la collection "Toki".

L'éditeur Kana a sorti entre autre "80°C" et "Ya San".

En 2006, Xiao Pan devient le premier éditeur de manhua de Chine.

(miniature) Manhua Manhua

Bédédazi

PARTAGER SUR FACEBOOK !
...