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Chronologie du cinéma chinois jusqu'au XXe siècle

© Chine Informations - La Rédaction
Chronologie du cinéma chinois jusqu'au XXe siècle Zheng Zhengqiu, Le "père du cinéma chinois" (miniature) Chronologie du cinéma chinois jusqu'au XXe siècle Chronologie du cinéma chinois jusqu'au XXe siècle Zhang Shichuan, un des pionniers
du cinéma chinois

1896 : première projection (films Lumière) dans le cadre d'un programme de variétés présenté aux jardins Xu, à Shanghai. Les opérateurs des frères Lumière parcourent le monde y compris la Chine.

1897 : James Ricalton projette des films Edison dans plusieurs maisons de thé de Shanghai.

1901 : Une douzaine de scènes chinoises filmées pour The American Mutoscope and Biography Company, New York.

1903 : Antonio Ramos, un Espagnol inaugure la première salle de projection au rez de chaussée d'un grand magasin de thé de Shanghai. Les séances durent 15 minutes, leur prix est modique, la publicité est bien faite. Elles ont un tel succès que bientôt Ramos peut ouvrir un vrai cinéma : le Vittoria, sur la Haining Road à Shanghai.

1905 : Le studio de photographie Fentgai de Pékin entreprend de filmer en extérieurs des extraits du répertoire des grands interprètes d'opéra, en particulier Tan Xinpei. Premier film du cinéma chinois : trois fragments de la pièce Le mont Dingjun, d'après un épisode des Trois Royaumes.

1907-1908 : Enrico Lauro, un napolitain tourne plusieurs documentaires : le premier Tramway de Shanghai (1908), Funérailles impériales (1908), Les concessions de Shanghai (1911)

1909 : Pékin et ses environs, photographié par Pathé.

1913 : La grande guerre interrompt momentanément les activités cinématographiques en Chine ( la pellicule n'arrive plus).

1917-1920 : La Commercial Press, grande maison d'édition de Shanghai, fonde une section cinéma.

1920-1927 : La Commercial Press réalise une trentaine de documentaires et vingt-huit films d'opéra et de fiction avant de cesser ses activités cinématographiques en 1927.

1922 : Boom de l'industrie cinématographique chinoise. Le film Zhan Xinsheng de Zhang Schichuan fut déclaré « inhumain et insupportable » et interdit par les autorités à la suite d'une affaire de patricide qui avait ému l'opinion.

1924 : Le film Divorcée de Li Zeyuan et Hou Yao est une production des studios Changcheng animés par de jeunes intellectuels influencés par les idées modernes. Wang Xuchang qui avait étudié le cinéma en France avant d'être opérateur à la Mingxing fonde les studios Shenzhou.

1928 : Feu au temple du lotus rouge de Zhang Schichuan, film d'arts martiaux dont le succès est immense est le premier d'une série de dix huit épisodes.

1929 : Les premières règles de censure sont instaurées par Guomindang. Le bureau de la censure se réunit à partir du mois de mars.

1930 : Début du parlant : premier film sonore chinois en collaboration avec Pathé qui réalise les disques : La Chanteuse pivoine rouge de Zhang Shichuan.

1932 : L'industrie cinématographique est sérieusement endommagée au cours des bombardements japonais sur Shanghai (16 cinémas détruits sur 39). Mais ces difficultés stimulent le sentiment patriotique et plusieurs compagnies réalisent des films d'actualité…

1938 : L'occupation de Shanghai par les Japonais entraîne l'émigration d'une partie du monde du spectacle. A Shanghai, une bonne partie du monde du cinéma établie sur le territoire des concessions étrangères, garde une certaine liberté vis à vis de l'occupant…

1939 : A la suite de la fondation par les Japonais à Changchun en 1937, de la compagnie cinématographique de Mandchourie, création de gigantesques studios. Tout le personnel est japonais mais les Chinois gardent une relative liberté dans la réalisation de films.

1946 : Les cinéastes exilés en zone libre pendant la guerre rejoignent pour la plupart Shanghai où les studios recommencent à fonctionner.

1958 : Premier découpage articulé appelé aussi film de papiers découpés, Zhu Bajie mange la pastèque de Wan Guchan.

1959 : Premier film chinois en cinémascope : Nouvelle histoire d'un vieux soldat de Shen Fu.

1966 : Le torrent de la révolution de Yi Lin, achevé à la veille de la Révolution culturelle, le film ne sera projeté devant le public chinois qu'en 1977.

1976 : Une soixantaine d'opéras traditionnels sont filmés, dont près d'une cinquantaine ne seront jamais montrés au public.

1978 : Le Quotidien du peuple publie une liste de films autorisés à ressortir au nom de la politique officielle de la détente qui se manifeste depuis quelque mois dans les milieux du cinéma.

1984 : Terre jaune de Chen Kaige est le film fondateur de la nouvelle vague ou la Cinquième génération (s'applique aux étudiants qui entrèrent à l'institut de cinéma en 1978 et en sortirent en 1982). Terre jaune provoque un véritable événement au Festival du Film de Hong-Kong en 85. Pendant une décennie, les films chinois vont se répandre dans les festivals du monde entier.
Trois réalisateurs se mettent en valeur Chen Kaige (La Grande parade, Le Roi des enfants, La Vie sur un fil), Tian Zhuangzhuang (Le voleur de chevaux, Le cerf volant) et Zhang Yimou (Le sorgho rouge, Epouses et concubines, Qiu Ju, une femme chinoise, Vivre !…). Tous ces cinéastes ont en commun d'avoir vécu la Révolution Culturelle et ont eu le besoin d'exorciser cette période.

Premier film de La Cinquième génération, Un et huit, œuvre collective produit par les étudiants ayant obtenu leur diplôme en 1982.

1989 : Emergence de la Sixième génération, y entrent tous les jeunes cinéastes chinois post-massacre de Tienanmen (1989). Leur « dogme » est de tourner en ville, souvent clandestinement et sans autorisation. Leurs films tournent le dos à toute forme de propagande mais ils ne sont pas forcément des cinéastes engagés et contestataires.

1993 : Depuis la réforme de 1993, l'Etat a renoncé à jouer le rôle de producteur. Les studios doivent s'autofinancer en trouvant des investisseurs privés et en commercialisant leurs films. La réforme met fin au monopole de distribution de la Société Chinoise d'Importation et d'Exportation de Films (Chine Films) mais Chine Films continue de contrôler l'importation de films étrangers en Chine

1995 : Réunion à Changsha des fonctionnaires de la culture, du cinéma et de la propagande qui impose aux cinéaste d'illustrer dans leur œuvre le motif principal (célébration de l'endurance des bons socialistes face aux épreuves de la vie) et de s'abstenir de toute note discordante.

Première Palme d'or chinoise dans l'histoire du Festival de Cannes pour Adieu ma concubine de Chen Kaige.

1999 : Lion d'or à Venise pour Pas un de moins de Zhang Yimou. , le film sera rejeté en Chine pour avoir montrer une image dégradante du pays.

2000 : Grand Prix du Jury à Cannes pour le film de Guizi Lai Le, Les démons à ma porte

2001 : 4 Oscars dont le meilleur film étranger pour Tigre et dragon de Ang Lee.

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