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Les étudiants chinois en France?


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E.T.
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09/07/2010 à 17:26 - Les étudiants chinois en France?
Suite à la lecture de cet article :

http://www.lesechos.fr/info/france/020648783392-pecresse-veut-revoir-la-cooperation-universitaire-franco-chinoise.htm

Je vous propose de faire un point sur la situation des étudiants chinois aujourd'hui en France. En connaissez vous? qu'elle est leur situation? le scandale des diplômes est-il règlé? Que pensez vous de cette volonté du gouvernement?
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E.T.
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09/07/2010 à 20:14 - Les étudiants chinois en France?
je viens de lire l' article que vous citez.
Je ne sais pas ce que veut exactement le gouvernement, dans ce domaine....
ce que je peux vous dire, en tant que Toulonnais (c' est par là que le scandale arriva.....), c'est que des problèmes ont été constatés au sein de plusieurs petites universités locales, comme Toulon, La Rochelle; Grenoble; Corte...

Le problème est bien plus complexe qu' il n' y parait.
On peut donner quelques éléments, forcément subjectifs.....les enquêtes sont en cours, et on ne peut tirer comme cela de conclusions.....je resterai donc très prudent...concernant Toulon...

1/de graves dysfonctionnements internes d' ordre administratif ont été avérés, et le président et son conseil ont été condamnés et suspendus.... cela concerne des dossiers sur la façon de gérer les admissions des étrangers, et il y aurait eu obstruction à l' accès aux documents pour l' enquête...en cours.....

2/ les statistiques de réussite des chinois sont très supérieurs à la moyenne
mais actuellement, aucune preuve "d' achat" de diplôme......enquête en cours....

3/ en cause aussi la gestion de l' admission de ces étudiants étrangers chinois, notamment le partenariat direct avec les universités chinoises, il y avait donc directement pont ou passerelle pour venir en France.
dans ce cadre, l' université s' occupait de tout...dossier administratif, obtention du titre de séjour .....et gestion déléguée des renouvellements de carte de séjour "étudiant". (maintenant, c' est terminé...les étudiants, comme les autres, passent par la préfecture...)
Dans ce cadre, et c' est bien là le coeur du problème, il était délégué aux universités ou écoles chinoises partenaires de juger le niveau de français de l' étudiant selon les critères en cours.... (TEF)
Dans ce cas, tout a pu être possible.....des étudiants de bon niveau...comme des personnes ayant obtenu des notes et des appréciations disproportionnées par rapport à leur niveau (quand ce n' est pas pire.....)

J ' ai connu, à Toulon , pas mal d' étudiants chinois....dont le niveau de français, pour suivre une année universitaire, était vraiment très, très juste (pour ne pas dire trop faible) comment étudier, dans ces conditions ?

D' autre part, il a été dit à Toulon....propos à nuancer..........disons, le bruit court.....que l' université ne doit sa survie qu' au recrutement des étudiants étrangers....pour avoir le statut de fac, il faut des critères minimum, et notamment des effectifs minimum....
En effet, beaucoup de Toulonnais (dont moi...) vont le plus souvent faire leur fac à Aix/Marseille (60km) ou Nice......
les coups de pouce donnés aux étudiants étrangers seraient ainsi une partie d' explication.....et donc, une certaine indulgence....

Mais chut ! ce n' est qu' un bruit qui se dit à Toulon.....

et je vous livre une dernière galéjade : "pourquoi vendre des diplômes aux chinois ? on leur vend pas...on leur donne ! c' est gratis !"

Plus sérieusement, ce qui est certain, c' est que le gouvernement ou les autorités compétentes en ce domaine doivent bien règlementer et surveiller tout cela.
à réorganiser !
De là à changer la politique , comme le suggère l' article.....c' est autre chose !
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E.T.
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10/07/2010 à 00:18 - Les étudiants chinois en France?
Il ne faut pas généraliser le cas de Toulon et s'en servir de prétexte pour tenter de donner une meilleure image de l'accueil des étudiants étrangers en France.

Peu de jeunes Chinois choisissent d'eux mêmes de compléter leur formation en France.Les universités françaises ne sont pas très bien positionnées dans le "classement annuel de Shanghai"

classement de Shanghai

L'anglais est la première langue vivante étudiée en Chine , les universités américaines offrent des bourses conséquentes aux meilleurs étudiants Chinois,ce qui est loin d'être le cas en France où tous les étudiants Chinois que j'ai connus devaient travailler pour pouvoir compléter le financement de leurs études !!!
Vérifier le niveau de langue est un premier pas vers de réelles possibilités d'études en France.Donner ensuite des moyens matériels de réussite serait un plus.


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E.T.
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10/07/2010 à 00:41 - Les étudiants chinois en France?
tout à fait de votre avis....Michelem.

Je parle du cas de Toulon, car je connais un peu, vivant à Toulon....

dans l' article cité par Lililele, on le dit aussi....

l' anglais et le plus étudié..... ce qui fait qu' après, les étudiants cherchent en priorité à étudier aux états unis, au canada, ou en Australie....après seulement en Europe !
c' est ce qui explique les différences de niveau et les problèmes de recrutement....

mais tout commence par la vérification du niveau réel de langue.
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E.T.
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08/11/2010 à 00:07 - Les étudiants chinois en France?
voici un article intéressant, en lien avec ce fil de discussion :

Ce rapport enterré sur les étudiants chinois en France

Une absence de stratégie doublée d'une politique de sélection conditionnée par la demande chinoise ouverte à tous les dérapages : les inspections générales de l'administration de l'Éducation nationale et de la Recherche et du ministère des Affaires étrangères mettent les pieds dans le plat. Avec un rapport commandé en décembre 2009 par Valérie Pécresse et Bernard Kouchner, consacré à la sélection et à l'accueil des étudiants chinois en France. Soit la deuxième population d'étudiants étrangers dans les universités et établissements publics du supérieur, avec plus de 27.000 inscrits, juste derrière le Maroc.

Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs souligné lors de sa visite d'État en Chine, fin avril, que le nombre d'étudiants chinois accueillis en France avait été multiplié... par dix en dix ans. Dans la lignée de Jacques Chirac qui, le premier, avait grand ouvert les portes de l'enseignement supérieur aux jeunes Chinois, le président de la République avait déclaré être prêt à en recevoir davantage encore. Une ambition douchée par ce rapport qui remet en cause les modalités du recrutement des étudiants chinois tel qu'il est pratiqué depuis des années. Et qui pourrait expliquer qu'il a aussitôt été remisé au fond d'un tiroir.

Des exclus du système chinois

Iconoclastes, les rédacteurs du rapport affirment que les étudiants accueillis en France sont d'abord des exclus des universités chinoises : "La France accueille très majoritairement des étudiants qui ne sont pas admis dans le système d'enseignement supérieur chinois, très sélectif, qui ne seront probablement pas la future élite chinoise, et qui arrivent avec un niveau d'études globalement inférieur à celui des autres étudiants étrangers. Les meilleurs étudiants chinois restent en Chine, ou bien se dirigent vers des filières dont ils s'assurent de la sélectivité, dans les autres pays ou dans nos grandes écoles." Alors que, à l'instar d'autres pays occidentaux, la France a toujours claironné investir dans la formation d'une élite pour bâtir son influence de demain en Chine...

Un objectif mal maîtrisé, précédé d'une cascade de ratés dans la sélection. Des universités prennent ainsi des préinscriptions massives d'étudiants chinois, souvent peu ou pas francophones, et n'assurent aucun suivi : après quelques mois de cours de français langue étrangère (FLE), ces étudiants disparaissent et s'inscrivent ailleurs... dans le meilleur des cas. Côté ambassade de France en Chine, l'application informatique censée gérer les projets d'études des jeunes Chinois et servir d'interface avec l'université d'accueil en France ne fonctionne pas.
"Baisse de l'attractivité française"

Dès lors, des agences installées en Chine, avec parfois des intermédiaires en France, profitent des failles du système et prospèrent en vendant leurs services. Elles proposent un package aux étudiants, avec la clef visa, inscription dans un établissement français et logement. Selon le rapport, les errements guettent : "Nous prônons le caractère attractif des études en France, tout en mettant en place une série de procédures qui aboutissent de fait à freiner cette attractivité et à laisser le champ libre à des intermédiaires qui monnayent l'inscription et l'accueil."
Une analyse se voulant à froid destinée à éviter que ne se répète une affaire du type de celle qui a secoué l'université du Sud Toulon-Var en 2009, avec des inscriptions massives d'étudiants chinois - qui représentaient le tiers des inscrits dans certains masters - et des présomptions de fraude aux diplômes. "Ces événements ainsi que leur assez forte médiatisation ont engendré un certain malaise dans les milieux universitaires chinois et français, beaucoup d'inquiétudes ainsi qu'une baisse de l'attractivité française en Chine", relèvent les inspecteurs généraux. La France a ainsi discrètement glissé de la cinquième à la neuvième place des pays d'accueil des étudiants chinois. La conséquence d'une politique illisible et à la petite semaine.


http://www.lepoint.fr/societe/ce-rapport-enterre-sur-les-etudiants-chinois-en-france-03-11-2010-1257700_23.php

et de nombreux commentaires , y compris d' enseignants du supérieur , à lire sur la page du site....
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E.T.
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Xian
08/11/2010 à 03:56 - Il faut relativiser...
ce rapport est certes intéressant mais souffre encore d une certaine généralité qui n est pas ^pour servir mni les étudiants chinois qui viennent en France étudier, ni les agents de campus france et visafrance sur leur capacités de traçabilité de ces mêmes étudiants.
Surles étudiants chinois que je connais en Chine, et à Xi an particulièrement, d aucun ne sont allés en France pour échapper à la médiocrité de leur cursus ou d une quelconque lassitude de l enseignement chinois.
Ils cherchent , en apprenant le FLE, un moyen de se distinguer des autres étudiants et se permettre d être plus concurrentiel en restant le ^plus offrant sur leur parcours professionnel( il faut quand même rappeler que le cout des études en France n a rien à voir avec celui de Chine même si ce dernier est loin d être gratuit).
Loin de remettre en cause la totalité de ce rapport, il serait bon de ne pas y rechercher que des réponses aux incertitudes ou aux doutes gouvernementaux, qui pénaliseraient sur le long terme les vocations naissantes ( le chiffre invoqué d étudiants chinois à vouloir étudier en Chine serait là proche de la réalité).Mais comme dans toute compétition, les meilleurs sortent avec dipôme et lauriers( obtenus en bon et du forme) et ces étudiants ne sont pas forcément issus de catégoriews socio professionnelles aisées de leur parents ( qui assurent dans la totalité des cas le frais des études allant de 2 ans à 5 ans).
J ai aussi dans mon groupe d étudiants FLE 3 étudiants sur 10 ( en moyenne) dont les parents sont ouvriers.
Si un tel sacrifice est consenti pour les études de leur chérubin, je ne crois pas que ces derniers jouent à la farandole du temps qui passe sans se remonter les manches pour s assurer des lendemains qui chantent ( et aussi pour leur parents)une fois revenus en Chine ( sur la totalité de mes étudiants, ils ont ce projet qui reste en adéquation avec leur projet professionnel ).....

il faut donc relativiser ...ce rapport sans vouloir sombrer dans le négativisme ou l obscurantisme d un échange franco-chinois qui est loin des capacités ou des organisations d un programme Erasmus mais a la garantie de durer dans le temps si les accords bilatéraux et gouvernementaux ne sont pas entâchés de clichés ou de préjudices aux bonnes âmes estudiantines...
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E.T.
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08/11/2010 à 10:41 - Les étudiants chinois en France?
Oui je suis d'accord Tintin car beaucoup de gens dans l'opinion pensent que les chinois viennent chercher des faux diplômes en France, de quelques cas on fait une généralité et cela pénalise l'ensemble des étudiants chinois qui cherchenr du travail par la suite
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E.T.
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08/11/2010 à 16:01 - Les étudiants chinois en France?
Merci Fredi pour cet article très intéressant (les commentaires sont à lire aussi !!!)

La venue des étudiants Chinois en France est très bien encadré, il me semble.
Sachant que les meilleurs cherchent putôt à intégrer des universités prestigieuses aux USA, il est intéressant de voir que de nombreuses grandes écoles et universités françaises présentent leurs cursus en Chine même.

campus France

Je copie ce petit encadré du site, qui indique que désormais un test récent de pretique de la langue est obligatoire. Il ne devrait donc plus y avoir de non francophone sur les campus français, ce qui mettrait fin à cette polémique ...

ATTENTION : À partir 15 mars 2010, les frais du test de français consulaire (TCF TP et eTEF) ainsi que les épreuves facultatives passent de 1000 RMB à 1200 RMB.
A partir de cette date, il sera obligatoire de présenter un TCF TP de moins d'un an au moment de faire une démarche en vue de l'obtention du visa d'étude pour la France.

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Dynastie Zhou
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25/11/2010 à 06:59 - Les étudiants chinois en France?
Ayant récemment été étudiante à la faculté de Toulon, j'ai eu l'occasion de connaitre un bon nombre d'étudiants Chinois durant 3 années.

Parmi tous ces étudiants, un bon 90% ne pouvait pas formuler une phrase simple en Français du style "bonjour, je m'appelle untel" et je ne crois pas me tromper en affirmant qu'ils sont au courant du niveau d'études qu'ils intègrent.

Quel type de personne s'inscrirait en faculté niveau master dans un pays dont elle ne connait même pas les rudiments de langage ?

Je ne souhaite pas particulièrement blâmer ces étudiants : au cas où des fraudes seraient avérées, c'est qu'il y aurait évidemment eu des personnes pour le permettre du côté Français. Cela dit, un étudiant, Chinois, Français, ou autre, représente en moyenne un coût de 15000€/an pour l'état Français. en multipliant ce coût par 90% des étudiants Chinois (la loi des grands nombres), ça commence à faire une jolie somme.

Par ailleurs, je crois rêver en lisant des comparaisons avec le système Américain. Nous on n'offre pas de bourse aux meilleurs mais on leur offre à tous des études (moins 3000€ d'inscription), est ce que l'année universitaire leur est offerte aux Etats-Unis ?

Pour finir, et je ne suis pas la seule à l'avoir constaté, la population spécifique dont je parle regroupait une majorité de personnes pouvant se permettre le luxe de se délester de 3000€/an tout en sachant que par leur unique savoir, aucun diplôme ne pourrait leur être remis en contrepartie et en se moquant franchement des conséquences qu'une attitude aussi cavalière pourrait engendrer, notamment pour leurs collègues de promotion.
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E.T.
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Xian
25/11/2010 à 08:01 - Les étudiants chinois en France?
Mua.M a écrit :
Ayant récemment été étudiante à la faculté de Toulon, j'ai eu l'occasion de connaitre un bon nombre d'étudiants Chinois durant 3 années.

Parmi tous ces étudiants, un bon 90% ne pouvait pas formuler une phrase simple en Français du style "bonjour, je m'appelle untel" et je ne crois pas me tromper en affirmant qu'ils sont au courant du niveau d'études qu'ils intègrent.

Quel type de personne s'inscrirait en faculté niveau master dans un pays dont elle ne connait même pas les rudiments de langage ?

Je ne souhaite pas particulièrement blâmer ces étudiants : au cas où des fraudes seraient avérées, c'est qu'il y aurait évidemment eu des personnes pour le permettre du côté Français. Cela dit, un étudiant, Chinois, Français, ou autre, représente en moyenne un coût de 15000€/an pour l'état Français. en multipliant ce coût par 90% des étudiants Chinois (la loi des grands nombres), ça commence à faire une jolie somme.

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j aimerais connaitre vos sources pour annoncer de telles sommes.Si celles ci sont avérées, je vais faire d avantage de pub à mes étudiants chinois pour étudier en France, le critère financier étant occulté
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