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La pollution en Chine est plus dangereuse que le tabagisme passif

© Chine Informations - La Rédaction, le 25/11/2014 02:33, modifié le 09/02/2015 10:23

(miniature) Danger particules fines PM2.5 Danger particules fines PM2.5

La fumée de cigarette contient des particules fines d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres qui sont dangereuses pour la santé. Lors de pics de pollution dans les grandes villes chinoises comme Pékin, la concentration de ces particules en suspension, appelées PM2.5, est plus élevée que dans les espaces fumeurs de certains établissements de restauration et même que dans de nombreux établissements dédiés aux fumeurs.

Selon des relevés effectués par la Ligue pulmonaire Suisse, on trouve dans les espaces fumeurs des restaurants, un taux moyen de particule PM2.5 d'environ 155 μg/m3. Dans des établissements fumeurs, ce même taux monte jusqu'à 195 μg/m3.

Hors, chaque année, on relève à Pékin et d'autres villes chinoises, des pics de pollution avec un taux de ces particules supérieur à 300 μg/m3 voire même 500 μg/m3. De plus, les 365 derniers jours, une moyenne quotidienne de 125 μg/m3 de PM2.5 a été relevée dans la capitale chinoise. Celle-ci est 12,5 fois supérieure à la recommandation de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui est de 10 μg/m3 sur une journée.

La moyenne quotidienne des particules PM2.5 sur la dernière année est de 124 μg/m3 à Xi'an, 115 μg/m3 à Nanjing, 111 μg/m3  à Chengdu, 109 μg/m3 à Harbin, 106 μg/m3 à Changsha, 102 μg/m3 à Suzhou ou encore 101 μg/m3 à Chengde.

Selon l'OMS, une concentration de 35 µg/m3 de PM2.5 dans l'air est associée à un risque de mortalité à long terme, supérieur d'environ 15%.

Si les plus grosses particules comme les PM10 s'arrêtent dans la gorge et le nez, les plus petites vont se loger profondément dans les poumons et pénètrent le sang. Les conséquences d'une exposition régulière peuvent être désastreuses puisque les risques de cancer du poumon et de maladies cardiovasculaires augmentent de façon conséquente.

Les enfants sont les plus vulnérables. Les risques de bronchites, de rhinopharyngites, d'otites récidivantes et de crises d'asthme sont multipliés et les dangers de mort subite du nourrisson, de fausses couches et de naissances prématurées augmentent également dans un environnement pollué aux particules PM2.5.

En 2012, l'OMS estimait à 3,7 millions le nombre de décès prématurés dans le monde provoqués par la pollution de l'air extérieur.

La Rédaction

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25/11/2014
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