Malgré tout (relation avec une femme taïwanaise)

Bonsoir.

Je viens chercher parmi vous des conseils sur la relation à une femme taïwanaise bien particulière. Issue d'un milieu traditionnel, coque de noix sur l'océan de la modernisation qui l'entoure, nous nous sommes rencontrés il y a un peu plus d'un an en Angleterre. Nous nous sommes rencontrés sur Internet. Nos échanges extrêmement longs avant la première rencontre me laissaient présager une femme ouverte, curieuse et désireuse d'entreprendre et de découvrir. Tous les deux jeunes et enjoués, les échanges étaient dynamiques et intéressants.

Pendant 6 mois, nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises, puis j'ai passé deux mois, ayant travaillé dur pour économiser, avec elle en Angleterre où elle finissait son Master. Les premiers conflits sont apparus au sujet d'une ancienne relation qu'elle eut là-bas et qu'elle dissimule à sa famille. Insistant sur le fait que je dois également le taire et, si la question m'est posée par sa famille, affirmer qu'elle était vierge lorsque je l'ai rencontrée... Je lui proposai à cette époque de venir vivre en France. Après de longues discussions, nous tombâmes d'accord et elle vint vivre en France. Elle prit des cours de français, qu'elle ne suivit pas jusqu'au bout. Quant à moi, je pris des cours de chinois et possède aujourd'hui un petit niveau. Durant tout ce temps, sa famille ne fut jamais informé de notre relation, elle ne leur révéla qu'après 7 mois de relation, quelques semaines avant de quitter l'Angleterre. Ce fut un moment très difficile, ses parents lui dirent des choses très dures et elle pleura beaucoup. Je tentais aussi bien que mal de la consoler. Sa famille lui reprocha d'être entré en relation avec moi et de ne pas rentrer à Taïwan, comme il était convenu.

Une fois en France, sa famille commença à exercer de lourdes pression, qu'elle répercutait sur moi, pour que nous nous marrions. Je protestais, indiquant que le mariage viendrait mais qu'il ne pouvait pas être « exigé » aussi brutalement, que l'amour était un acte de don réciproque. Malgré tout, je fis ma proposition début Novembre. Proposition qu'elle déclina, indiquant qu'elle préférait retourner en Angleterre chercher un visa.

En Décembre, nous allâmes ensemble à Taiwan. Je découvris sa famille, son milieu de vie. Ce fut un choc pour moi. Cela ne se passa pas trop mal, bien que je ne pus guère parler avec sa famille, mon chinois étant encore très limité. Mais l'expérience l'affecta profondément. Je découvris la relation qu'elle entretenait avec l'une de ses nièces, une relation maternelle. Nièce dont elle prit soin depuis ses 2 mois. Je découvris la profondeur de ses liens avec sa famille. Cette expérience me fit sentir à quel point son « amour » était divisé. Durant le séjour, elle menaça de ne pas repartir avec moi. Malgré tout elle revint. Mais la relation fut très différente. A plusieurs reprise, j'entendis son souhait de vivre à Taïwan avec moi, où elle pourrait ainsi avoir tout ce qu'elle désire : sa famille et notre relation. Il n'en fut jamais question au départ de notre relation. Il me fallait d'abord finir mes études, mon Master en Hautes Etudes Internationales et peut-être un Doctorat. Et toutes mes perspectives de carrières se trouvent en France, ce n'est qu'ici que je pourrai offrir un niveau de vie et des conditions idéales. Elle, ayant fait un Master en Science de l'Education, je lui proposais d'appuyer, via mes relations, sa demande d'intégrer une université lorsqu'elle aurait finit ses études de français.

Lorsqu'elle revint, elle prit à nouveau des cours, qu'elle n'achevait pas. Elle partit soudainement en Février pour Taïwan, où elle restait 2 mois. Elle revint en Avril, après de dures négociations. Je lui promettais un mariage sans lui donner de date fixe. Je lui demandais tout de même un effort de compréhension réciproque et de communication. Elle revint mais les choses se passèrent fort mal. Chaque jour, me demandant d'une manière impérative et infantile la date de notre mariage, m'épuisait davantage. En Juin, après des mois de disputes et des nuits où elle ne me laissait pas dormir, un comportement agressif, j'échouais à mes études de chinois, ce qu'elle me reprocha âprement. Depuis notre retour en France, après le premier voyage à Taiwan, elle s'était considérablement rapprocher de sa famille. Ses appels duraient des heures 5 à 6 fois par semaine. Mon mode alimentaire (je mange biologique), ma vision de l'éducation (éducation explicative et situationnelle), ma vision de la santé (médecine douce, prévention par le mode de vie) lui semblaient intolérables. J'essayais de lui faire comprendre en lui donnant des articles, livres (en anglais), etc., qu'elle ne lisait jamais et refusait même de lire. Nous avions discuté de tout cela au tout début de la relation et je fus très honnête : elle semblait curieuse et intéressée.

Devant une telle situation, je retardais le mariage, lui demandais un effort de compréhension, une attitude moins agressive, de me laisser dormir la nuit et aussi de ne pas laisser sa famille interférer sans cesse dans notre relation.

En Août dernier, elle repartit à nouveau à Taïwan. Emportant cette fois-ci avec elle toutes ses affaires. Elle prétendit repartir pour travailler plusieurs années et revenir ensuite. Je comprenais vite qu'il s'agissait en réalité de sa dépendance émotionnelle avec sa famille et de sa nostalgie (le panel complet des symptômes de ce que les anglais appellent « homesick »). Après deux petites semaines, je lui faisais part de mon souhait de mettre un terme à la relation. J'enlevais ma bague de fiançailles, supprimais les photos et coupais les liens « internet » avec elle. Elle prit très peur et par attachement, que je reconnais, à mon égard, elle décida de revenir. Elle doit maintenant revenir à la fin du mois, le billet est réservé. Nous devrions nous marier en Octobre.

Elle prétendit toujours que l'absence de mariage était la raison de son comportement. Ou encore qu'en l'absence de mariage, elle se sentait comme un « fantôme » à vivre ici avec moi. Ses propos me blessèrent énormément. Je ne pus pas me résoudre à mettre un terme à la relation. Etant issue d'une famille aisée, elle s'apprête donc à renvoyer tous ses cartons en France et à revenir à la fin du mois. Le périple lui aura coûter au bas mot 4000€.

Nos disputes ne cessent pas pour autant. Nous reconnaissons tous deux que l'intégrité de nos sentiments a été très altérée. Lorsque je lui demandais s'il ne serait pas plus sage de mettre un terme à notre relation, elle refusait et s'emportait dans des colères. Les négociations furent très rudes et je mis beaucoup de conditions. Elle me demanda d'accepter sa famille. Elle m'écrivit qu'elle aimait sa famille davantage que moi, mais que c'était un sentiment naturel. Ses parents étant partis en voyage, elle garde sa nièce jusqu'à la fin du mois, avant de revenir, et s'est remise dans un rôle quasi maternelle à son égard qui me blesse beaucoup : elle m'accorde peu de temps, sa nièce s'interpose dès que nous échangeons ... L'amour qu'elle porte à sa famille me donne le sentiment d'être à l'étroit, de ne pas être vraiment aimé et d'être toujours second. La voir prendre systématiquement la défense de sa famille contre moi, ou utiliser le "Nous", "Notre, "Maison" ("home" en anglais)pour désigner elle et sa famille ou la maison de ses parents, me déchire un peu plus à chaque fois dans mon sentiment de solitude. Une solitude accompagnée mais pourtant réelle...

Qu'est-ce qui appartient à la différence culturelle et qu'est-ce qui appartient au choix individuel ? En allant à Taïwan, je découvris une société somme toute assez normale, avec ses statistiques de divorce, ses traditions en disparition, accélérée sous le coup d'une jeunesse supportant de plus en plus difficilement l'étouffement familial, sa division politique et ses supermarchés géants de la mondialisation.

Je viens chercher vos conseils tant toutes mes certitudes ont été brisées. Si vous m'avez lu jusqu'ici, soyez en remercier et si, surtout, vous avez connu de près ou de loin des situation similaires, n'hésitez pas à me le faire savoir.

24 réponses

  1. laoshi

    Je n'ai pas l'habitude de répondre au courrier du coeur de Chine information mais votre long message m'a touchée et je crois pouvoir vous expliquer l'un des propos de votre fiancée :

    Elle prétendit toujours que l'absence de mariage était la raison de son comportement. Ou encore qu'en l'absence de mariage, elle se sentait comme un « fantôme » à vivre ici avec moi. Ses propos me blessèrent énormément.

    Traditionnellement, une fille n'appartient pas à sa famille paternelle mais à celle de son mari ; en l'absence de mariage et en cas de décès, elle ne peut pas s'insérer dans la lignée des ancêtres, elle devient en effet un "fantôme errant" entre l'au-delà et la terre...

    Mais votre situation ne peut évidemment pas s'expliquer seulement par les différences culturelles et je ne crois pas que le forum puisse vous permettre de résoudre vos problèmes d'incommunicabilité, quelle que soit la bonne volonté des uns et des autres. Un psycho-clinicien proposant des thérapies de couple me semblerait plus à même de vous aider.

  2. TINTIN 66

    Laoshi,je ne suis pas complètement d accord avec vous et cela pour 2 raisons :

    1. je suis marié avec une chinoise et les conditions du mariage, même si elles ont été plus simples, n 'en demeurent pas loin similaires.
    2.je ressens le même isolement en Chine sur des décisions prises par ma femme et sa famille ( surtout sa mère et son père) ou parfois , il faut aussi l avouer , je me sens exclu ou dans certains cas ne pas avoir la même voix au chapitre)....
    Permettez moi aussi de vous donner un conseil avisé....de mon vécu.

    Votre amie vous aime, vous pouvez en être persuadé mais son amour pour ses parents est naturel,filial,intemporel,sensible et ne peut entrer en compétition avec le vôtre.Elle a simplement besoin de ses 2 amours pour être entière, ne pouvant en concéder ou en abandonner aucun.
    Quant à vivre à Taiwan ou en France, cela ne changera rien à l affaire ( si ce n est comme vous le dites de meilleures opportunités professionnelles pour vous comme pour elle).
    D' après ce que j ai compris, la valeur de l' argent n' est pas la même pour vous et pour elle ( et cela n 'a rien à voir avec la culture) : vous vous demandez comment vivre aisément avec un travail et elle ne pense pas à cela mais à se rapprocher de sa famille sans vous perdre).
    Vous perdre ressemblerait à un échec personnel et permettrait aussi de donner raison à sa famille du choix de suivre des études en Angleterre et celle de n être pas rentré immédiatement comme convenu....

    Tout cela pour vous dire que ce n 'est pas simple et si vous le voulez, nous pouvons correspondre par M.P...n hésitez pas et surtout ne baissez pas les bras... l' amour triomphe toujours de tout....(cn)

  3. Anonyme
    laoshi Traditionnellement, une fille n'appartient pas à sa famille paternelle mais à celle de son mari ; en l'absence de mariage et en cas de décès, elle ne peut pas s'insérer dans la lignée des ancêtres, elle devient en effet un "fantôme errant" entre l'au-delà et la terre...

    Mais votre situation ne peut évidemment pas s'expliquer seulement par les différences culturelles et je ne crois pas que le forum puisse vous permettre de résoudre vos problèmes d'incommunicabilité, quelle que soit la bonne volonté des uns et des autres. Un psycho-clinicien proposant des thérapies de couple me semblerait plus à même de vous aider.

    Cette précision m'a permis de lui soumettre l'explication, sans le nier elle ne l'a pas confirmée non plus. Les structures culturelles traditionnelles ne sont peut-être pas explicitées consciemment et elles ressurgissent sous forme d'angoisse ou de mal être inconscient. En tout cas il ne semble pas que les formes traditionnelles de la culture chinoise soient réellement connues, elles semblent simplement "vécues".

    J'ai envisagé à plusieurs reprises de trouver un thérapeute de couple, malheureusement je n'en ai trouvé aucun à Paris qui parlerait à la fois français et chinois.

    Votre amie vous aime, vous pouvez en être persuadé mais son amour pour ses parents est naturel,filial,intemporel,sensible et ne peut entrer en compétition avec le vôtre.Elle a simplement besoin de ses 2 amours pour être entière, ne pouvant en concéder ou en abandonner aucun. Quant à vivre à Taiwan ou en France, cela ne changera rien à l affaire ( si ce n est comme vous le dites de meilleures opportunités professionnelles pour vous comme pour elle).

    Cette différence culturelle est sans doute la plus difficile. Voici ce que m'a permis d'apprendre mes recherches sociologiques sur le sujet :

    Dans plusieurs cultures, les mariages arrangés sont des traditions contrôlées depuis plusieurs générations. Les parents prennent leurs fils ou leurs filles par la main pour qu'elles / ils soient marié(e)s selon le même procédé. Beaucoup de parents et d'enfants ressentent une grande pression pour se conformer à la communauté.
    Cette réalité, en disparition dans la culture chinoise, n'en persiste pas moins dans certaines familles.

    Pour ces familles, les mariages d'amour sont considérés comme un échec des parents à conserver le contrôle de leurs enfants. Dans ces structures familiales, entre autres chinoises mais aussi certaines cultures africaines et sud américaines, la relation intra-générationnelle est considérée comme plus importante que la relation maritale. Le mariage est alors considéré comme un simple moyen d'agrandir la famille.

    La stabilité et l'endurance de la structure familiale sur le long terme prévaut sur la relation maritale. Seule la lignée paternelle descendante prévaut.

    Cela permet de comprendre (mais en aucun cas, en tant qu'esprit libre, d'accepter) pourquoi les choix décisionnels reviennent toujours aux parents. Lors de mon séjour à Taïwan, à aucun moment il ne m'a été demandé les endroits que je voulais visiter ou ce qu'il me plairait de faire. Beaucoup de comportements "naturels" peuvent s'expliquer par des fonds culturels.

    Je m'excuse pour le caractère mélo-dramatique de mon premier message. Pour être vraiment honnête, en tant qu'occidental qui a grandi dans un monde libertaire, la relation privilégiée de mon amie à sa famille m'affecte profondément tant mon amie est dépendante émotionnellement. En effet on ne se sent guère qu'à demi-aimé et ce n'est donc pas sous la forme d'une compétition que se présente le problème mais sous la forme d'une fragmentation de l'attention et des sentiments qui complique toute la vie.

    Pour l'instant rien n'est décidé et je reste très hésitant. Je vous remercie de vos conseils et de vos expériences.

  4. laoshi
    JeanLes structures culturelles traditionnelles ne sont peut-être pas explicitées consciemment et elles ressurgissent sous forme d'angoisse ou de mal être inconscient.

    Votre analyse me semble très pertinente. L'inconscient culturel joue en effet dans les conduites un rôle aussi important que l'inconscient individuel. Je crois qu'il existe des consultations d'ethnopyschologie à Saint-Anne, tout près du quartier chinois donc. A l'origine, ces consultations étaient destinées aux immigrés africains. L'offre linguistique s'est peut-être diversifiée depuis. Je suppose en tout cas que vous pourriez obtenir des renseignements en frappant à cette porte.

    L'analyse que vous faites des mariages arrangés me semble aussi très juste. J'ai une amie indienne, à Paris, qui, bien que s'étant mariée elle-même par amour avec un français, a beaucoup de peine à ne pas reproduire avec ses enfants le comportement traditionnel : les mères, selon elle, savent mieux que leurs enfants choisir celui ou celle qui leur conviendrait !

  5. FREDI

    Bonjour Jean,

    comme Laoshi, je n' ai pas l' habitude de répondre à ces sujets de discussion....par nature trop complexes, et il y a tant de cas particuliers qu' il est très difficile de donner un avis.
    Néanmoins, votre message m' a touché....

    Je ne pense pas qu' on puisse vous aider sur ce forum à résoudre votre problème...
    c' est trop personnel... !
    cependant, peut être que d' en parler va vous aider à y voir plus clair en vous même , et de vous confronter à des expériences diverses.....

    je préfère cependant vous envoyer un message privé.....
    consultez la messagerie interne, vous en verrez l' icône (une enveloppe) dans la barre des taches de la page C I, en bas de votre écran.

    à bientôt !

  6. lililele

    Vous savez quand on épouse une chinoise, on épouse sa famille aussi:)

    Je ne vous connais pas et sur quelques messages c'est difficile de donner des conseils mais la vie en couple (surtout entre deux cultures différentes) c'est des sacrifices et peut-être est ce vous qui n'est peut-être pas assez sûr de vos sentiments pour les faire ?

    Etes vous suffisament amoureux pour accepter son mode de vie et de vivre avec sa famille (à la chinoise)? c'est une question à laquelle vous seul pouvez répondre...

  7. Anonyme
    lilileleVous savez quand on épouse une chinoise, on épouse sa famille aussi :)

    Je ne vous connais pas et sur quelques messages c'est difficile de donner des conseils mais la vie en couple (surtout entre deux cultures différentes) c'est des sacrifices et peut-être est ce vous qui n'est peut-être pas assez sûr de vos sentiments pour les faire ?

    Etes vous suffisament amoureux pour accepter son mode de vie et de vivre avec sa famille (à la chinoise)? c'est une question à laquelle vous seul pouvez répondre...

    Cette façon de renvoyer la problématique à la solidité de mes sentiments (et pourquoi pas des siens ? Car après tout, est-ce moi qui semble instable dans mes sentiments ?) ne me va pas.

    Je veux bien, si l'on veut, que certaines causalités soient absolues, que par exemple au-delà de certains seuils chimiques toute forme de vie périclite. Mais des causalités du type "quand on fait ceci, il faut aussi faire cela ou accepter cela" me paraissent assez inconscientes. Toutes les idées ne se valent pas quant à leur corrélativité.

    Mes 3 années d'Histoire du droit publiciste et privé m'ont permis d'appréhender l'évolution des structures sociétales dans le temps. La structure sociétale chinoise traditionnelle n'est pas si fondamentalement originale, elle se retrouve dans la plupart des sociétés à divers stades de leurs transformations.

    Aussi ne puis-je pas considérer comme "figée" une société qui, au contraire, doit, comme le droit qui l'accompagne, toujours être remise en question. Ce ne sont que par ces ajustements que l'on sort partiellement de l'inconscience culturelle pour entrer dans des logiques cumulatives constructivistes, qui, au vu des libérations qu'elles ont apportées, entre autres aux femmes mais aussi aux hommes et aux enfants, sans doute méritent un minimum notre considération.

    Aussi ne vivrai-je ni avec ma famille, qui est mon origine et non mon futur, ni avec la sienne, qui est son origine et non son futur. L'assistance réciproque des membres d'une famille n'a aucun besoin de la promiscuité ou de la dépendance émotionnelle. Ce sont là les artefacts de formes sociétales à mes yeux défuntes.

    Mais sans doute vais-je lui demander d'annuler son billet d'avion. C'est regrettable car j'aurai tant aimé l'aider et qu'elle puisse également m'aider ainsi que se donnent deux êtres amoureux. Mais pour se donner, il faut s'appartenir et je ne crois plus qu'elle s'appartienne. On rencontre une jeune femme intelligente et curieuse et qui, un beau jour après avoir revu sa famille, devient subitement dogmatique et traditionaliste. Les chaînes de l'un ne peuvent pas devenir l'esclavage de l'autre. L'amour n'a pas cette forme et s'il est trop idéel pour le présent, alors c'est qu'il est encore à inventer et à construire.

    Je pense pas qu'il s'agisse d'un problème uniquement culturel. Ce sont là aussi des choix individuels face à une culture.

    Un certain nombre de sujets, postés par des membres, m'ont éclairé sur plusieurs points. Notamment https://chine.in/forum/chine-que-faire-divorcer_8882.html où les remarques des intervenants sont instructives :

    Maintenant elle est rentrée chez elle et elle est certainement "reconfrontée" a sa culture. Parfois cette "confrontation" est active : critiques/commentaires des parents, des amis, de la famille... qui ne comprennent pas qu'elle puisse etre mariee a un etranger ou qu'elle puisse vivre en France. Cela peut aussi etre passif, votre femme comparant inconsciemment son mode de vie a celui de ses anciens amis, de sa famille... et vivant assez mal les differences.

    Voici pourquoi une amie chinoise, aujourd'hui âgée et retraitée, m'a dit un jour qu'elle avait du couper les liens avec sa famille, qui aurait proprement détruit sa capacité à s'adapter par leurs pressions et leurs commentaires. Le sempiternel rappel de la dépendance affective ne sert qu'à torturer ceux qui veulent en être les esclaves.

    Soyez tous remerciés de vos remarques et je reste disponible (le soir uniquement), si vous souhaitez converser plus loin. J'accepte volontiers la critique.

  8. Gulinhusband

    Normalement je n’interviens plus sur ce site. Mais compte tenu de ton problème je pense devoir passer outre la règle que je me suis fixée.

    Elle est Taïwanaise, vous vous êtes rencontrés sur le net, elle était en Angleterre, elle semblait ouverte d’esprit, vous avez eu un départ encourageant...

    J’ai connu au cours de ma recherche une histoire comparable : Elle était de Chongqing, nous nous étions rencontrés sur le net, elle était en Hollande, elle semblait ouverte d’esprit, nous avons eu un départ encourageant...

    Elle finissait son Doctorat... Elle décida de me rendre visite 3 jours avec son fils et refusa que je participe à ses frais de voyage...

    Je devais lui rendre visite 3 mois plus tard à Pékin ou elle travaillait dans un institut de recherche... Finalement elle n’a pas pu attendre et m’a demandé de la rejoindre en Hollande avant de partir pour Pékin...

    Je l’aimais. Elle m’aimait. Patatras ! ! !

    Elle commençait toutes ses phrases par « In China... », édictant ainsi la règle séculaire qu’il allait, à l’avenir, falloir suivre... Inquiétant pour une personne vivant à cheval sur les deux cultures.

    Regardant ma maison avec ses fenêtres équipées de volets en bois :
    - Pourquoi ta maison a-t-elle des gros volets en bois ?
    - Réponse évidente de celui qui réside dans ma région : Pour se protéger des voleurs.
    - Non ! Ce n’est pas ça !
    - Renversé : Aaaaaaaaaaaah ? ? ? ? ? Euuuuuuuuh... D’après toi, ce serait pourquoi ?
    - Le froid.
    - Tu sais ici au bord de la Méditerranée, nous avons peu besoin de nous protéger du froid...
    - La pluie.
    - Pour ce qu’il pleut ici ... ? ? ?
    - Le vent.
    - Pour le vent il y a des fenêtres avec des vitres. Sans la blâmer, je commençais quand même à m’interroger sur les conditions dans lesquelles elle habitait en Chine et en Hollande.
    - Reprenant du poil de la bête : Bon, puisque je ne suis pas capable de t’expliquer pourquoi j’ai mis des volets et une grosse porte en bois, retournes toi et va demander aux voisins, que tu vois dans la rue, pourquoi ils ont fait pareil.
    - Coup de poing à l’estomac : Ce n’est pas pour ça ! Je le saurai, je me renseignerai !
    - Oufffff... Allait-elle trouver une explication sur Internet ? Ou à la bibliothèque de Pékin ? ? ?

    Voyant une gaine d’air qui dépassait d’une fenêtre d’un bâtiment, elle me questionne. Je lui réponds que c’était probablement le rejet d’air chaud d’un climatiseur mobile, ce qu’immédiatement elle conteste (Elle contestait beaucoup... D’ailleurs elle contestait tout ce qu’elle n’avait pas appris dans un livre Chinois...).
    Comprenant qu’elle ne connaissait pas ce type d’appareil, je me laisse aller à lui expliquer comment marche un climatiseur, à elle, la scientifique... Elle aurait du savoir... Elle me regardait avec admiration, buvant mes paroles... Mais elle ne comprenait strictement rien de ce que je lui expliquais. Sensation bizarre.

    Je la fais courte car il y aurait un livre à écrire (Peut-être le ferai-je un jour). Ca faisait quatre ans qu’elle était en Hollande et elle n’avait strictement rien changé des ses habitudes allant jusqu’à être incapable de manger quelque nourriture occidentale que ce soit y compris le bacon de Hollande qui est si bon.

    On aurait dit qu’avec une grosse pelle mécanique on avait pris sa maison en Chine et qu’on était venu la poser telle quelle en Hollande...

    Elle m’a achevé le jour ou sans aucune précaution elle est partie sur son vélo branlant et a traversé toute la ville avec ma sacoche (contenant mes papiers et mon argent) simplement posée dans la caisse dont elle avait équipé son porte bagage...

    Je l’ai accompagnée à l’aéroport direction Pékin, je lui ai dit au revoir et sans jamais me retourner, j’ai pleuré. J’ai traversé l’aéroport en pleurant. J’ai rejoint la voiture et j’ai bien du faire encore 100 km avant de m’arrêter.

    Voilà ! Te donner un conseil ? Bien difficile !

    Alors voici le dénouement de mon histoire :

    Quand on se marie, normalement c’est pour la vie. Oui, je sais... Plus personne n’y croit parce que plus personne n’a envie de faire des efforts pour bien choisir son conjoint et pour non seulement respecter le contrat mais aussi se respecter en reconstruisant en permanence la relation qui chaque jour subit inévitablement des dégradations. Pourtant c’est possible, je l’ai fait pendant 39 ans.

    En tout cas, une chose est sûre pour moi, tout le monde n’est pas fait pour être marié. Et parmi ceux qui le sont, les individus ne sont pas forcément interchangeables.

    Aussi, il y a intérêt à viser juste ! A cette fin, je m’étais fixés des critères non pas de sélection, je ne suis pas assez fort pour ça, mais des critères de non acceptabilité. Je sais... Je sais... Certains vont dire que ce faisant je généralise, que je n’ai pas le droit de me positionner en supérieur qui choisit une épouse comme un morceau de viande etc. Arrivé à ce niveau de raisonnement c’est ce qu’habituellement j’entends.

    Mais je n’ai rien à faire de leurs observations. C’était moi qui allais me marier, pas eux. Pour eux, peu m’importe si pour des raisons qui sont les leurs (Romantisme, feelings etc. bref la tirade habituelle) ils s’engagent dans des unions qui vont à coup presque sûr craquer rapidement, déchirant ainsi des familles et désorientant gravement les enfants éventuels.

    Moralité ?

    Et bien d’abord dans mon histoire j’ai préféré – avec une grande peine – mettre un terme à cette union qui ne pouvait que mal se terminer. Elle ne pourrait jamais établir une relation durable avec un individu normalement équilibré. C’est dur à dire mais elle n’était pas mariable.

    Ensuite, je me suis dit que mes critères de non acceptabilité n’étaient pas assez sévères. Alors, j’ai révisé ma position.

    Sur le conseil de mon médecin Chinois qui était amicalement fort intéressé pour voir comment un grand amoureux devenu veuf allait pouvoir s’en sortir malgré son âge et après une telle déprime, je faisais sauter la limite basse d’âge que je m’étais pourtant fixée avec une certaine audace, je dois en convenir. Mais je n’ai pas à en rougir, je suis un mec et un mec c’est fait comme ça.

    Et puis je me promettais que la prochaine fois, le coup de celle qui à l’air ouverte d’esprit et qui est entièrement verrouillée, on ne me le ferait plus : Je m’orientais donc en direction d’une femme d’affaire, car elle au moins, ce serait une femme de caractère, ce qui ne me gène pas, et elle serait de par sa profession habituée à jouer « grand angle » !

    Qu’on ne me dise pas que je l’ai choisie comme sur un catalogue ! Quand j’ai ouvert le tiroir, j’en ai trouvé une nuée et à ce moment j’ai pu laisser libre cour aux feelings et au romantisme.

    Par sagesse, je me suis intéressé à la plus âgée qui se trouvait être plus jeune que la précédente (Non, non, ne critiquez pas, j’en étais plus inquiet que ravi), la précédente étant en l’occurrence bien plus jeune que moi ce qui ne l’avait pas empêché de m’avouer : « Tu es trop jeune pour moi »...

    Et depuis, ensemble nous traçons notre sillon... Non, le ton n’est pas le bon.

    Je reprends : Et depuis, à tous les deux, avec volonté et courage et nous bâtissons la vie avec ambition et sommes heureux.

    Quant à Taiwan et Hong Kong, j’avais essayé mais n’avais jamais réussi à trouver une personne avec qui je pouvais m’entendre.

  9. Vorkosigan

    Il est tres difficile de repondre a vos questions sans vous connaitre, sans connaitre votre amie, sans avoir vu fonctionner votre couple... néanmoins un certain nombre de choses sont universelles. Il faut toujours se souvenir qu'une relation - qu'elle soit franco-chinoise, franco-francaise ou autre - est l'association de 2 personnes differentes, ayant des personalites differentes, des histoires differentes, une culture plus ou moins differente, une education plus ou moins differente... et on a souvent tendance a l'oublier lorsque la communication semble facile comme dans le cas d'une relation franco-francaise. Pourtant souvent les mots ont des significations differentes selon les personnes.... et c'est d'autant plus vraie dans le cas d'une relation franco-chinoise ou s'ajoute a cela la barriere de la langue.
    Il n'y a pas 50.000 manieres de faire fonctionner une telle relation... Il faut communiquer, encore et toujours, jusqu'a ce qu'on soit a peu pres sur d'avoir compris ce que raconte l'autre personne et que l'autre personne vous ait compris. Il faut aussi essayer de comprendre l'autre personne, de comprendre ses differences et de les accepter... et c'est souvent difficile.

    Il m'est tres difficile de vous donner une opinion objective sur votre situation, mais l'impression que cela donne c'est que vous ne vous comprenez pas et que vous n'acceptez pas vos differences... mais que malgre tout vous vous aimez. Et c'est assez triste.
    Je veux dire que visiblement vous ne comprenez pas bien sa relation a sa famille, le statut de votre relation pour elle et pour sa famille, la valeur du mariage pour elle... et je suis convaincu qu'elle doit avoir le meme sentiment d'incomprehension par rapport a certaines choses, comme le fait que vous mangiez biologique et que vous ne croyiez qu'a la medecine douce.... et plus serieusement concernant la relation que vous avez avec votre famille.

    Personnellement, je suis persuadé qu'elle vous aime (elle ne souhaiterait pas venir se marier si ca n'etait pas le cas) et que vous l'aimez (vous ne posteriez pas ici autrement)... alors essayez de discuter le plus de temps possible... passez votre vie sur Skype ou MSN, et communiquez. Essayez de vous comprendre, de comprendre les attentes de l'autre.... et vous verrez que de nombreuses choses s'eclairciront.

  10. Enigmus

    Je suis assez d'accord, les chemins sont un peu différents mais le but est le même. J'ai aussi des difficultés à comprendre les agissements de ma copine chinoise et sa façon de voir les choses. Des trucs qui pour moi sont évidents ne le sont pas pour elle, du moins pas de la même manière, et parfois c'est dur à supporter. Je suppose que ma façon d'être est aussi parfois dure à supporter pour elle. Une relation homme femme est parfois compliquée parce que nos pensées sont un peu différentes. La culture ajoute des difficultés en plus. Comme le dit Vorkosigan, je ne doute pas de votre amour réciproque, mais parfois des petits gestes, une attitude ou un mot mal placés et ça peut tourner au vinaigre. Il faut faire attention, accepter certaines choses, faire la part d'autres, d'où la nécessaire discussion. Vous allez peut être devoir faire des concession à votre façon de vivre, elle en fait aussi je pense, c'est peut être même plus difficile pour elle, mais il faut l'accepter. Bon courage en tout cas et bonne chance!

  11. Anonyme
    Gulinhusband

    Je la fais courte car il y aurait un livre à écrire (Peut-être le ferai-je un jour). Ca faisait quatre ans qu’elle était en Hollande et elle n’avait strictement rien changé des ses habitudes allant jusqu’à être incapable de manger quelque nourriture occidentale que ce soit y compris le bacon de Hollande qui est si bon.

    On aurait dit qu’avec une grosse pelle mécanique on avait pris sa maison en Chine et qu’on était venu la poser telle quelle en Hollande...

    Cette question de l'adaptabilité me semble primordiale effectivement. Il m'a semblé, à côtoyer des femmes et hommes chinois depuis un bon moment désormais, que les hommes faisaient preuve d'une plus grande capacité d'adaptation. Le langage leur semblera un défi plus qu'une barrière, le quiproquo une une occasion humoristique plus qu'une humiliation, etc. Le tout est bien sûr individualisé mais des tendances générales semblent assez perceptibles. Cette question de l'intelligence du réel, c'est-à-dire la manière dont nous appréhendons les situations et y réagissons, me semble être ce qui faisait le plus défaut à mon amie.

    Gulinhusband Alors voici le dénouement de mon histoire :

    Quand on se marie, normalement c’est pour la vie. Oui, je sais... Plus personne n’y croit parce que plus personne n’a envie de faire des efforts pour bien choisir son conjoint et pour non seulement respecter le contrat mais aussi se respecter en reconstruisant en permanence la relation qui chaque jour subit inévitablement des dégradations. Pourtant c’est possible, je l’ai fait pendant 39 ans.

    En tout cas, une chose est sûre pour moi, tout le monde n’est pas fait pour être marié. Et parmi ceux qui le sont, les individus ne sont pas forcément interchangeables.

    Cette capacité à la vie commune est bien vue. En revanche je ne pense pas qu'elle sorte d'un fond ontologique quelconque, qui condamnerait celui(celle) qui n'en est pas doté à être définitivement mis au ban. Elle dérive en grande partie des connaissances (théoriques ou empiriques, issues de l'étude ou de l'expérience) et relève d'un choix de l'individu et, dans le cas dont nous parlons, d'un choix face à une culture. J'en suis venu à me demander si la différence fondamentale ne reposait pas sur l'ampleur de la différence dans les connaissances. La tendance universaliste de l'humanisme a beaucoup participé à "encyclopédiser" l'esprit occidental et à multiplier les regards croisés et les connaissances transversales.

    Gulinhusband Et puis je me promettais que la prochaine fois, le coup de celle qui à l’air ouverte d’esprit et qui est entièrement verrouillée, on ne me le ferait plus.

    Si seulement on en avait la pré-science, n'est-ce pas ...

    Je veux dire que visiblement vous ne comprenez pas bien sa relation a sa famille, le statut de votre relation pour elle et pour sa famille, la valeur du mariage pour elle

    Je comprends bien mieux sa famille, mais il faut faire très attention, les émotions ne sont pas des raisons. Être émotionnellement en colère ou amoureux (ce qu'en droit on nomme des "humeurs") ne constitue pas une raison. En revanche, dépassé un certain stade elle peut constituer une déraison, vérifiable cliniquement : tendance compulsive, névrose résurgente, etc.

    et je suis convaincu qu'elle doit avoir le meme sentiment d'incomprehension par rapport a certaines choses, comme le fait que vous mangiez biologique et que vous ne croyiez qu'a la medecine douce

    Ne croire qu'à la médecine douce ? Il ne me semble pas avoir dit ça. Il me semble avoir dit que je privilégiais les méthodes douces. En dernier recours l'efficience des médecines allopathiques est réelle.
    Mais toutes ces choses, elle les avait comprises entre avril et Septembre 2009 et, subitement, elle ne comprendrait plus. Non vraiment, ce n'est pas à moi qu'on va la faire celle-là. Et son rejet radical de ne serait-ce que lire des articles afin de comprendre au moins de quoi il retourne, est-ce culturel ? Est-il culturellement occidental de se cultiver ?

    Un article intéressant : http://www.psychologies.com/Therapies/Psychanalyse/Travail-psychanalytique/Articles-et-Dossiers/Psy-en-Chine-Nous-nous-mefions-de-la-parole-intime

    De plus, bon nombre de phénomènes œdipiens effrayants pour les Occidentaux – les liens privilégiés père-fille et mère-fils – nous semblent naturels. L’enfant chinois dort entre ses parents, qui ne se gênent pas pour faire l’amour. Impensable chez vous !

    Va-t'elle me refaire le coup dans le cas où nous aurions un enfant. La suite au prochain épisode ...

    Quant à moi, rien ne me garantie plus que, sous la multitude des pressions et son incapacité à s'adapter culturellement, elle ne demande pas le divorce au bout d'un an. Ou pire encore, qu'étant marié, elle ne retourne à Taïwan en me faisant l'habituel épouvantable chantage pour que je cède à ses demandes ... Se marier avec si peu de sécurité affective, liée à son insondable dépendance à sa famille, est-ce bien raisonnable ?

  12. TINTIN 66
    Jean.D
    De plus, bon nombre de phénomènes œdipiens effrayants pour les Occidentaux – les liens privilégiés père-fille et mère-fils – nous semblent naturels. L’enfant chinois dort entre ses parents, qui ne se gênent pas pour faire l’amour. Impensable chez vous !

    Va-t'elle me refaire le coup dans le cas où nous aurions un enfant. La suite au prochain épisode ...

    Quant à moi, rien ne me garantie plus que, sous la multitude des pressions et son incapacité à s'adapter culturellement, elle ne demande pas le divorce au bout d'un an. Ou pire encore, qu'étant marié, elle ne retourne à Taïwan en me faisant l'habituel épouvantable chantage pour que je cède à ses demandes ... Se marier avec si peu de sécurité affective, liée à son insondable dépendance à sa famille, est-ce bien raisonnable ?

    Je pense que vous avez raison , votre amour pour elle n est pas assez fort et solide face aux sentiments et indices culturels que vous mettez en exergue.Vos doutes et ces différences creuseront un écart de plus en plus grand avec le temps car en amour , comme en un tout,il faut se donner sans attendre de recevoir, faire confiance et surtout ne pas douter pour avancer et affronter les péripéties , heureuses ou malheureuses de la vie.

    Je vous souhaite de trouver le bonheur dans votre vie ( n attendez pas trop longtemps quoique pour mon cas personnel je l 'ai trouvé à 40 ans)

    cordialement

  13. Anonyme
    TINTIN 66

    Je pense que vous avez raison , votre amour pour elle n est pas assez fort et solide face aux sentiments et indices culturels que vous mettez en exergue.Vos doutes et ces différences creuseront un écart de plus en plus grand avec le temps car en amour , comme en un tout,il faut se donner sans attendre de recevoir, faire confiance et surtout ne pas douter pour avancer et affronter les péripéties , heureuses ou malheureuses de la vie.

    Je vous souhaite de trouver le bonheur dans votre vie ( n attendez pas trop longtemps quoique pour mon cas personnel je l 'ai trouvé à 40 ans)

    cordialement

    Je pense avoir dit plus tôt que nous reconnaissions tous deux que l'intégrité de nos sentiments a été sérieusement affecté. Je ne pense pas, cependant, qu'il s'agisse d'un manque d'amour mais d'une insuffisance de l'amour. En effet l'amour ne suffit. On peut s'aimer dans le déchirement et s'entre détruire. Ses retours incessant à Taïwan ont achevé ma confiance.

    Je vous remercie pour vos interventions quoi qu'il en soit.

  14. Vorkosigan
    Jean.DCette question de l'adaptabilité me semble primordiale effectivement. Il m'a semblé, à côtoyer des femmes et hommes chinois depuis un bon moment désormais, que les hommes faisaient preuve d'une plus grande capacité d'adaptation. Le langage leur semblera un défi plus qu'une barrière, le quiproquo une une occasion humoristique plus qu'une humiliation, etc. Le tout est bien sûr individualisé mais des tendances générales semblent assez perceptibles.
    Je ne sais pas... Je travaille dans une entreprise comptant beaucoup de Chinois et leur adaptation en Europe differe de votre experience. De maniere generale, les hommes ont tendance a rester plus "chinois", plus entre eux ou chez eux, ne parlent pas francais du tout... alors que les femmes - mariees ou non - se melangent beaucoup plus avec des occidentaux, se font des amis locaux, et apprennent la langue. Enfin c'est peut-etre lié a des profils ou des contextes differents.
    Jean.DJe comprends bien mieux sa famille, mais il faut faire très attention, les émotions ne sont pas des raisons. Être émotionnellement en colère ou amoureux (ce qu'en droit on nomme des "humeurs") ne constitue pas une raison. En revanche, dépassé un certain stade elle peut constituer une déraison, vérifiable cliniquement : tendance compulsive, névrose résurgente, etc.
    Je ne suis pas certain que vous ayez compris mon propos. Comprendre bien mieux sa famille n'est pas la comprendre assez. Comprendre sa famille, c'est comprendre son referentiel familial, comment votre amie apprehende sa place dans l'univers, comment elle apprehende l'organisation et la vie de sa future famille. Elle peut etre "ouverte" et accepter certains changements, mais son principal referentiel de normalite est sa propre famille. La comprendre est donc essentiel car cela permet d'apprehender les changements qu'elle doit y apporter pour rejoindre votre couple.
    Jean.DNe croire qu'à la médecine douce ? Il ne me semble pas avoir dit ça. Il me semble avoir dit que je privilégiais les méthodes douces. En dernier recours l'efficience des médecines allopathiques est réelle. Mais toutes ces choses, elle les avait comprises entre avril et Septembre 2009 et, subitement, elle ne comprendrait plus. Non vraiment, ce n'est pas à moi qu'on va la faire celle-là. Et son rejet radical de ne serait-ce que lire des articles afin de comprendre au moins de quoi il retourne, est-ce culturel ? Est-il culturellement occidental de se cultiver ?
    Desole si j'avais mal compris votre phrase... enfin ma remarque reste valable sur le principe. A vrai dire ce probleme en particulier est assez classique et releve d'une incomprehension. L'an dernier, elle n'avait pas "compris" ce que vous aviez expliqué, elle l'avait juste "entendu" et elle l'avait vraisemblablement rangé dans les "choses bizarres que fait son copain" (attitude assez courante pour beaucoup de couples mixtes). Ca expliquerait en tous cas sa volonte actuelle de ne pas lire vos livres. Le rejet de vos articles peut relever de deux choses : - un phenomene culturel... pour vous si c'est ecrit dans un journal "serieux" c'est que c'est vrai. En Chine, les journaux sont censures et les gens n'y croient pas toujours - une attitude plus "humaine"... que l'on voit tout aussi bien en France ou aux USA lorsque des scientifiques essaient de demontrer la theorie de l'evolution de nombreuses personnes rejettent cela. Cela remet en question la place de Dieu, mais aussi leur place dans l'univers, le sens de leur vie.

    Enfin bon courage... c'est difficile.

  15. Gulinhusband

    « Cette question de l'adaptabilité me semble primordiale effectivement. Il m'a semblé, à côtoyer des femmes et hommes chinois depuis un bon moment désormais, que les hommes faisaient preuve d'une plus grande capacité d'adaptation. Le langage leur semblera un défi plus qu'une barrière, le quiproquo une occasion humoristique plus qu'une humiliation, etc. »

    Il faut dire que les hommes Chinois n’ont généralement pas à prendre vis-à-vis de nous hommes Français (par exemple) des engagement aussi importants que ceux que les dames Chinoises envisagent de prendre vis-à-vis de nous... Ils sont donc beaucoup moins stressés.

    Tu effleures la question de la barrière du langage de manière logique puisque tu ne sembles pas avoir de gros problèmes avec ça.

    Pour information, voilà ce qui m’est arrivé il y a quelques heures au consulat : J’étais avec ma femme. Un Monsieur Français qui était là avec la sienne, après un an de mariage, est venu me questionner ; d’abord pour des renseignements administratifs (l’arbre) et très rapidement sur la façon dont ça se passait entre ma femme et moi (la forêt).

    Il était en fait très inquiet compte tenu des caractéristiques extrêmement atypiques de son couple et bien que tout semble très bien se passer entre eux, il avait besoin d’être rassuré.

    Il s’inquiète beaucoup de la différence d’âge (25 ans) et sur le fait qu’il a quand même 75 ans ! ! ! Sa femme a donc 50 ans... Elle en parait 35 et est très belle.

    Les deux nanas se sont mises à « piailler » et sont devenues copines en un éclair (C’est la première fois que je vois ma femme se livrer aussi rapidement, elle est d’habitude très très très prudente en pareil cas)

    Etant marié depuis plus de 3 ans j’ai tenté de le rassurer. Après quoi, une fois que chacun s’est senti bien détendu, ils nous ont fait une confidence sur un sujet qui à leurs yeux n’a que très peu d’importance :

    ILS N’ONT PAS DE LANGUE COMMUNE ET POUR COMMUNIQUER ILS LE FONT LE MATIN A L’ORDI PAR TRADUCTION GOOGLE ! ! !

    Et ils sont, disent-ils chacun de leur côté, parfaitement heureux !

    Il y a des gens qui sont faits de telle façon que rien ne les arrête. Et il y en a d’autres. Il n’est pas question de les blâmer (Encore que, certains pourraient faire un peu plus d’efforts). Mais il ne saurait être question non plus de croire qu’on va parvenir à les changer de caractère.

    Pour réaliser une union, on a intérêt - bien sûr - MAIS EN PLUS ON A LE DEVOIR de faire un couple heureux.

    Essaie d’imaginer la détresse dans laquelle je me serais trouvé avec la dame que j’ai citée qui ne croyait rien si elle ne l’avait préalablement lu dans un livre Chinois et qui était incapable de manger quoi que ce soit de non Chinois... Et compare cet enfer à ce que je vis aujourd’hui avec ma femme qui dans les premiers mois a pris spontanément l’habitude de boire son pastis (Au compte goutte, je te rassure) avec ses olives, ses cacahuètes avant chaque repas, qui se régale de choucroute, de cassoulet, de couscous etc. et avec qui je peux parler de tout, a qui, sur la base d’une confiance réciproque totale, je peux tout confier sans qu’elle n’en prenne ombrage.

    Quand on veut s’unir, on est tenu d’y mettre de la bonne volonté mais en aucun cas on n’est tenu de se sacrifier et de prendre tous les risques sur l’avenir.

  16. Anonyme
    Elle peut etre "ouverte" et accepter certains changements, mais son principal referentiel de normalite est sa propre famille.

    Typique des esprits fermés. Je ne compte pas m'enfoncer dans le relativisme culturel ou le nihilisme. Tout ne se vaut pas et il existe bien des critères intersubjectifs à partir desquels déterminer d'une manière sûre ce qui est qualitativement distinguable.

    Une définition qui conviendrait peut-être : "Closed minded people reveal themselves by either avoiding discussion on issues of current interest to most people (such as elections) or by taking positions for which they offer no support, only emotional arguments."

    Je suis peut-être pour elle l'anti-exemple incompatible, celui qui par ses propres études et son propre travail personnel s'est indéfiniment éloigné de sa "normalité familiale". Aucun besoin d'homogénéité, là non plus, pour porter assistance à sa famille. Nul besoin de se ressembler pour se soutenir. Ce qui vaut pour un mariage mixte, une dissemblance qui se soutient, vaut a fortiori pour une famille !

    Pour citer un proverbe chinois (justement !) :
    Un esprit fermé est comme un livre fermé ; juste un morceau de bois."
    A closed mind is like a closed book; just a block of wood

    La comprendre est donc essentiel car cela permet d'apprehender les changements qu'elle doit y apporter pour rejoindre votre couple.

    Mais la question préalable au changement, n'est-ce pas d'en avoir les capacités puis le désir ? (Sauf à aimer se torturer à désirer tout ce que l'on ne peut pas avoir)
    Pouvoir -> Vouloir / désirer -> Faire
    Mais : Vouloir / désirer -> ne pas pouvoir -> essayer quand même me semble, pour ce qui est d'un mariage, une folie parfaite !

    Le fait qu'elle ait par deux fois abandonné ses études de français me laisse penser qu'elle n'a aucun désir / volonté de s'intégrer et, probablement, pour des questions d'équilibre émotionnel lié à sa dépendance à sa famille, ne le peut elle pas !
    Si seulement je trouvais un psychanalyste parlant chinois ...

    L'an dernier, elle n'avait pas "compris" ce que vous aviez expliqué, elle l'avait juste "entendu" et elle l'avait vraisemblablement rangé dans les "choses bizarres que fait son copain" (attitude assez courante pour beaucoup de couples mixtes). Ca expliquerait en tous cas sa volonte actuelle de ne pas lire vos livres.

    Je reste sceptique. Je faisais plus que de simplement dire : je mange biologique, je privilégie les médecines douces. Je lui en parlais longuement, je fournissais les raisons rationnelles de mes choix ! Et j'entends par rationnel ce qui précisément échappe à la culture, ce qui est universellement valable. Un exemple bête : qu'une étude scientifique ayant soumis 378 pommes conventionnelles de variétés différentes à une analyse chimique et qu'ils aient pu en déduire que le taux de pénétration des résidus de pesticide à 3CM au-delà de la peau est en moyenne de 47% des quantités initialement répandues sur le pommier. Cela n'a rien de culturel et et je dirai même que c'est rigoureusement vérifiable. Et ensuite on peut sauter en endocrinologie pour l'analyse des effets de ces résidus sur divers récepteurs nerveux et organes.

    Quoiqu'il en soit, je suis ouvert à la discussion. Je lui ai même dit : je peux me tromper et je me trompe certainement sur beaucoup de choses, encore faut-il me montrer au moins quelques indices qui peuvent le laisser penser.
    La flexibilité, ce n'est pas de ne tenir aucune idée pour solide (ça c'est plutôt le nihilisme universel), c'est de savoir écouter la critique et se critiquer.

    Sachant bien entendu que tout ce que je vous dis en français, je lui ai dit en anglais. Parfois par écrit.

    - un phenomene culturel... pour vous si c'est ecrit dans un journal "serieux" c'est que c'est vrai. En Chine, les journaux sont censures et les gens n'y croient pas toujours - une attitude plus "humaine"... que l'on voit tout aussi bien en France ou aux USA lorsque des scientifiques essaient de demontrer la theorie de l'evolution de nombreuses personnes rejettent cela. Cela remet en question la place de Dieu, mais aussi leur place dans l'univers, le sens de leur vie.

    Un journal sérieux ne suffit pas : analyse et recoupement des sources sont indispensables.
    Mais je vois très bien de quoi vous parlez, vous parlez des attitudes dénégatoires.
    Mon problème est peut-être beaucoup là : comment faire une analyse objective avec une personne assise solidement dans une attitude dénégatoire ?

    Tu effleures la question de la barrière du langage de manière logique puisque tu ne sembles pas avoir de gros problèmes avec ça.

    Effectivement mon chinois progresse assez vite. On n'en dira pas autant de son français, qu'elle ne parle toujours pas du tout après quasiment deux ans de relation.

    Mais il ne saurait être question non plus de croire qu’on va parvenir à les changer de caractère.

    Sans doute, mais quelle tristesse de renoncer au potentiel de ce que nous pourrions être, de ce que chacun pourrait être...

    Essaie d’imaginer la détresse dans laquelle je me serais trouvé avec la dame que j’ai citée qui ne croyait rien si elle ne l’avait préalablement lu dans un livre Chinois et qui était incapable de manger quoi que ce soit de non Chinois... Et compare cet enfer à ce que je vis aujourd’hui avec ma femme qui dans les premiers mois a pris spontanément l’habitude de boire son pastis (Au compte goutte, je te rassure) avec ses olives, ses cacahuètes avant chaque repas, qui se régale de choucroute, de cassoulet, de couscous etc. et avec qui je peux parler de tout, a qui, sur la base d’une confiance réciproque totale, je peux tout confier sans qu’elle n’en prenne ombrage.

    Quand on veut s’unir, on est tenu d’y mettre de la bonne volonté mais en aucun cas on n’est tenu de se sacrifier et de prendre tous les risques sur l’avenir.

    Je pense, sans que vous puissiez le dire explicitement, ce que je comprends parfaitement, que comme moi vous pensez que ma relation actuelle est un échec programmé dans une dialectique implacable.

    Je vais jouer un peu le faibles : j'en ai le sentiment suffisamment fort pour vouloir lui demander d'annuler son billet, mais je n'en ai pas la certitude suffisante pour pouvoir lui dire.

    J'apprécie ce fil de discussion, qui a dépassé le simple cadre de ma relation pour entrer dans des considérations plus générales.

  17. Vorkosigan
    Jean.D
    Elle peut etre "ouverte" et accepter certains changements, mais son principal referentiel de normalite est sa propre famille.

    Typique des esprits fermés. Je ne compte pas m'enfoncer dans le relativisme culturel ou le nihilisme. Tout ne se vaut pas et il existe bien des critères intersubjectifs à partir desquels déterminer d'une manière sûre ce qui est qualitativement distinguable.


    Non, pas forcemment... C'est une attitude tres "humaine" de se referer qu'a ce que l'on connait. Les seuls couples qu'elle a vu fonctionner sont des couples chinois, la seule maniere d'elever les enfants est la maniere chinoise, la seule medecine qu'elle ait vue fonctionner est la medecine chinoise... avec le temps, ca evoluera petit a petit, surtout si elle est ouverte.

    Jean.DJe suis peut-être pour elle l'anti-exemple incompatible, celui qui par ses propres études et son propre travail personnel s'est indéfiniment éloigné de sa "normalité familiale". Aucun besoin d'homogénéité, là non plus, pour porter assistance à sa famille. Nul besoin de se ressembler pour se soutenir. Ce qui vaut pour un mariage mixte, une dissemblance qui se soutient, vaut a fortiori pour une famille !
    En vivant des experiences differentes, les gens se forment leur propre normalite. C'est normal. Peut-etre que votre amie a eu peu d'experiences differentes... Quant a la notion de famille, elle est tres differente en Chine d'en France... la faire evoluer est tres difficile, car elle est souvent liée a des choses plutot compliquees. Par exemple, s'eloigner de ses parents c'est s'eloigner de ses futurs enfants. Et se poser la question de ce qui lui arrivera quand elle sera a la retraite. C'est aussi se poser la question de la solidite d'un mariage... Les mariages europeens sont des mariages d'amour en general, et ils apparaissent moins solides que les mariages chinois. (ce n'est qu'une image, pas forcemment la realite...) Sur ces 2 themes, il n'y a pas de verite unique... chaque culture et societe y a apporte des reponses differentes.
    Jean.DLe fait qu'elle ait par deux fois abandonné ses études de français me laisse penser qu'elle n'a aucun désir / volonté de s'intégrer et, probablement, pour des questions d'équilibre émotionnel lié à sa dépendance à sa famille, ne le peut elle pas ! Si seulement je trouvais un psychanalyste parlant chinois ...
    Un psychanaliste ne vous apportera pas forcemment grand chose... Mais en ce qui concerne les etudes de Francais, c'est une excellente question a vous poser a tous les deux.
    Jean.DJe pense, sans que vous puissiez le dire explicitement, ce que je comprends parfaitement, que comme moi vous pensez que ma relation actuelle est un échec programmé dans une dialectique implacable.
    Ce n'est pas ce que je pense... Je pense sincerement que cela peut fonctionner, mais qu'il vous faudra trouver les solutions pour le faire. Un mariage mixte est compliqué, mais ca peut marcher...
  18. Vorkosigan
    Jean.DLe fait qu'elle ait par deux fois abandonné ses études de français me laisse penser qu'elle n'a aucun désir / volonté de s'intégrer et, probablement, pour des questions d'équilibre émotionnel lié à sa dépendance à sa famille, ne le peut elle pas !
    Au passage, le fait qu'elle ait abandonne ses etudes de Francais 2 fois est un symptome dont il est essentiel de comprendre les raisons. Je veux dire qu'en soi, ca n'est pas un probleme fondamental, mais qu'il est fondamental de comprendre la cause de ces abandons : - est-ce qu'elle trouve le francais trop dur ? - est-ce qu'elle trouve que vous ne la soutenez pas assez dans ces etudes ? - est-ce parce qu'elle ne croit pas trop en votre relation ? - est-ce parce qu'elle ne veut pas vivre en France ? ... Lorsque quelque chose de ce style arrive, il faut absolument en parler et se comprendre... peut-etre ne veut-elle pas en parler, mais il faut l'embeter ou la rassurer, encore et toujours, jusqu'a ce qu'elle vous explique. Il faudra accepter ses raisons, ne pas les critiquer. L'essentiel est de comprendre, de maniere a connaitre la situation reelle.
  19. Anonyme

    Je viens de lui demander d'annuler son billet et de lui dire que tout était terminé.

    Merci pour tous vos messages. Ma décision relève, bien entendu, de ma seule responsabilité.

    Je pense que l'on peut clore le sujet ;).

    Edition : ce dont je me doutais est arrivé, elle refuse de mettre un terme à notre relation. Donc elle va revenir quoique j'en dise. Ca je n'ai jamais douté qu'elle ait des sentiments pour moi. Mais là, ça tourne à la folie...

  20. Vorkosigan
    Jean.DEdition : ce dont je me doutais est arrivé, elle refuse de mettre un terme à notre relation. Donc elle va revenir quoique j'en dise. Ca je n'ai jamais douté qu'elle ait des sentiments pour moi. Mais là, ça tourne à la folie...
    Prenez cela comme une chance de faire marcher les choses. Elle veut essayer car elle vous aime et elle pense que vous l'aimez... si vous l'aimez aussi, essayez, prenez ca comme une chance de faire marcher les choses: - discutez tous les deux des problemes que vous avez rencontres dans votre relation (comme l'histoire des cours de francais) - etablissez une sorte de plan d'actions sur ce que vous devez faire pour que ca marche - faites des plans pour le futur ... ...si vous l'aimez.
  21. Anonyme

    Bien sûr je vais essayer. Je ne suis pas un monstre, je ne vais pas la renvoyer chez elle alors qu'elle vient d'envoyer 7 cartons de vêtements et d'affaires et qu'elle prend l'avion demain.

    La vie se donne en expériences diverses. Peut-être n'est-ce qu'une expérience à faire ou peut-être est-ce la chance de notre vie. Je vais faire assermenter demain, par un ami notaire, le contrat de mariage en séparation de biens que j'ai rédigé, avec malgré tout possibilité d'acheter en indivision.

    C'est une expérience ...

  22. Vorkosigan

    Loin de moi l'idee de dire que vous etes un monstre... les relations humaines sont bien trop compliquees pour pouvoir etre jugees. Mais reflechissez bien sur ce sur quoi vous vous engagez. Je veux dire que 7 cartons de vetements ou un billet d'avion sont vraiment peu compares a un mariage rate.

    Et ne vous focalisez pas sur le contrat de mariage mais sur la resolution de vos problemes.... Le contrat de mariage c'est juste quelque chose qui vous rassurera mais ne resoudra absolument rien, voir pourra faire empirer les choses si vous avez encore des problemes de comprehension.

  23. Steph

    Pas simple comme histoire...je pense aussi que rien ne vaut une bonne explication sincère en mettant tout à plat pour sortir de cette situation par le haut.

    Bon courage (à tous les deux!)

  24. Anonyme

    Bonjour tout le monde,
    Je ne sais pas si ça peut vous aider, mais j'ai aussi une petite expérience taiwanaise ! je suis dans une relation avec un Taïwanais, et il est très réservé et il renferme en lui sa culture, de telle sorte qu'à chaque remarque il se braque et ne cède rien...
    Il est aussi très très attaché à sa famille, et sa grand mère décide de presque tout pour lui. Elle a bien critiqué notre relation dès qu'il a prévenu sa famille, en disant que, en gros, je ne répondais pas aux critères. J'ai été à Taipei pendant 1 an, et la question de mon retour en France s'étant posé, il a décidé de tout quitté et de me rejoindre ici, malgré l'avis défavorable de sa grand mère et de sa mère. Sa famille essayait de le convaincre que j'étais "mauvaise" , car il sortait avec moi le soir de temps en temps ( cinéma, restaurant, balade, bar) et que ce n'était pas correct.

    En fait de ce que j'ai pu observé beaucoup de jeunes Taiwanais sont pris dans le cocon familial et ne peuvent pas en sortir aussi facilement, et certains me disaient qu'il ne fallait pas que leurs parents sachent qu'ils étaient dehors, avec une étrangère etc. Beaucoup sont obligés de mentir pendant très longtemps sur leurs relations, et les parents sont très intrusifs!!

    J'étais logée en famille, et ma "mère d'accueil" foullait mes affaires en cherchant des "preuves" que j'avais un copain, et cela semblait tellement normal qu'elle ne s'en cachait même pas ! Ils sont assez protecteurs en fait, ce n'est jamais pour faire le mal, c'est inconscient, obligé, nécessaire... La culture quoi... Donc cette histoire ne m'étonne pas trop, je retrouve un peu le comportement de mon compagnon. Je pense que la seule façon pour elle d'être heureuse serait de vivre à Taïwan avec vous, ou du moins de retourner là bas 1 ou 2 fois par an. Nous retournons à Taiwan en février, car il a le fameux "homesick" ,et se renferme... Sinon notre relation s'est améliorée depuis que je l'ai mis en face de nos problèmes et que j'ai cessé de m'énerver contre lui ( les Taiwanais ne crient pas en général) et de parler calmement, même si lui n'aborde jamais les problèmes (il garde ça en réserve), le plus gros problème est qu'ils n'aiment pas perdre la face (c'est humain) et donc mon ami ne veut jamais avoir tort ...

    Voilà je ne sais pas si cela peut vous être utile, ça fait longtemps que ce sujet a été posté !! Bonne chance !
    ps : il y a de l'espoir, même si on ne chasse pas le naturel, mais on peut le transformer !

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