Les peuples qui ont envahit la Chine ?

En dehors du Japon dont on a déjà beaucoup parlé, connaissez-vous les peuples qui ont envahit la Chine à travers l’Histoire ?

33 réponses

  1. FREDI

    les mongols.....

    La dynastie Yuan a régné sur la Chine de 1271 à 1368. Elle fut fondée par l'empereur mongol Kubilai Khan qui conquit la Chine en 1279, renversant la dynastie Song du Sud qui avait régné sur la Chine entre 960 et 1279......

    c' est sous cette dynastie que Marco Polo visita la Chine.... et passa 17 ans à la de l' empereur mongol Koubilaï Khan

    http://www.cosmovisions.com/ChronoKoubilai.htm

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Yuan

    http://www.universalis.fr/encyclopedie/yuan-reperes-chronologiques/

  2. FREDI

    pourrait on aussi considérer que les Mandchous ont non pas envahi la Chine, mais y ont pris le pouvoir.....

    La dernière dynastie fut établie en 1644 quand les nomades mandchous incorporés dans l'armée renversèrent la dynastie nationale des Ming, et fondèrent la dynastie Qing, avec Pékin pour capitale.
    La dynastie fut fondée non pas par les Chinois Han, qui constituent la majorité de la population chinoise, mais par des Mandchous, qui de nos jours ne représentent plus qu'une minorité ethnique en Chine. Les Mandchous descendent des Jurchens 女真, un peuple Toungouses qui vivait dans la région comprenant l'actuelle province russe du kraï du Primorie et la province chinoise du Heilongjiang.

    La Dynastie a été fondée par Aisin Giorio Nurhachi, du clan Aisin Gioro (ou Aixinjueluo, chinois traditionnel : 愛新覺羅 chinois simplifié : 新觉 dans le nord-est de la Chine actuelle, en Mandchourie. La classe dirigeante des Qing parlait mandchou, une langue toungouse. Les nobles mandchous étaient appelés « personnes des Huit Bannières » (bāqírén 八旗人 en mandarin), par référence aux Huit Bannières, les armées de la confédération mandchoue.......

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dynastie_Qing

  3. donghai lu

    Il y'en a beaucoup.

    La France, l'angleterre et l'Allemagne par exemple.

  4. FREDI
    donghai luIl y'en a beaucoup.

    La France, l'Angleterre et l'Allemagne par exemple.

    Donghai lu, occupé oui.... encore que partiellement.... mais personnellement, je ne considèrerais pas cela à proprement parler comme une invasion, qu' en penses tu ? :)

  5. 1975jmr

    Je pense que ces pays européens ont marqué la Chine, non pas territorialement mais culturellement. Que ce soit avec la dépendance à l'opium ou autre, la Chine a vécu cela comme un traumatisme. D'ailleurs en Afrique comme à Madagascar, la Chine parle d'un partage gagnant gagnant avec tous ces pays, en mettant l'accent qu'elle les comprend. Elle a subi l'impérialisme comme le colonialisme des pays africains, et comprend bien cette dimension culturelle.

  6. michelem

    Sans parler d'invasion au sens où on l'entend habituellement, il y a tout de même eu des troupes étrangères sur le sol Chinois , des combats, des défaites , des pillages ...

    http://www.dedefensa.org/article-la_chine_en_enfer_pillages_et_genocides_blancs.html

  7. lililele

    Pour les européens, après la révolte des boxers, on peut parler d'invasion je pense...

  8. michelem

    Vous avez raison Lililele.On se souvient des destructions et pillages effectués par les troupes franco anglaise, puis par celles des huits puissances étrangères au Yuanmingyuan (ancien palais d'été) .
    "Il faut 3 500 soldats britanniques pour mettre le feu à l'ensemble du site, qui brûle pendant trois jours. Le palais est pillé et brûlé à deux reprises : la première fois en 1860 par les forces franco-britannique, où seulement 13 bâtiments royaux restent intacts, la plupart d'entre eux étant situés dans les régions reculées ou au bord du lac ; la deuxième fois en 1900 pendant l'invasion de l'Alliance des huit nations, il ne resta rien de ce second assaut" Wikipédia

    Il y a eu aussi une guerre franco-chinoise lors de la conquête de ce qui allait devenir "l'Indochine Française" ...

    guerre franco chinoise

  9. michelem

    Un texte un peu long mais c'est un rappel historique intéressant pour expliquer la présence étrangère en Chine jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale.

    La menace d'appauvrissement est sérieuse, et se trouve directement à l'origine des « guerres » successives de l'opium. En 1839, Lin Zexu (1785-1850) ordonne aux trafiquants britanniques de quitter la Chine et saisit l'opium. L'Angleterre riposte en menaçant Tianjin, puis occupe Amoy et Ningbo, tandis que la flotte anglaise remonte jusqu'à Nankin. Le gouvernement chinois a une attitude hésitante : il accepte très vite de négocier, puis revient sur sa décision, semble mal informé en raison du mauvais état des communications à travers le pays. Le traité de Nankin (1842) amène la Chine à céder l'îlot de Hong-Kong à la Grande-Bretagne, et à ouvrir au commerce international – en fait, aux importations d'opium – les ports d'Amoy, Ningbo et Shanghai. Les douanes impériales ne peuvent prélever, au maximum, que 5 % de la valeur des marchandises étrangères. En 1843, des « clauses additionnelles » donnent aux Britanniques des droits d'exterritorialité : de fait, ils échappent à la juridiction chinoise. Enfin, on voit apparaître les premières « concessions » ou zujie, à l'intérieur de cinq ports ouverts au commerce international : Canton, Amoy, Fuzhou, Ningbo et Shanghai. À son corps défendant, la Chine est ouverte au commerce européen. La seconde moitié du XIXe siècle est marquée par la présence de plus en plus pesante des concessions étrangères.
    Le temps des concessions
    Entre 1850 et 1880, l'économie chinoise reste sans doute moins bouleversée par l'action des Anglais que par la grande révolte des Taiping (1850-1878), immense embrasement social qui ébranle la dynastie mandchoue et constitue un résultat direct de la lente dégradation de la situation économique. Les provinces du sud, après le traité de Nankin, se trouvent appauvries par la raréfaction de l'argent et le détournement du commerce de Canton sur Shanghai. L'Angleterre étend désormais le commerce de l'opium, qui n'est plus une contrebande, sur les ports des régions méridionales. En 1856, un incident éclate lorsque les douanes arraisonnent l'Arrow, un trafiquant ; cette affaire banale suffit pour déclencher une « seconde guerre de l'opium » : cinq mille soldats britanniques pénètrent dans Canton en 1857, et les troupes anglo-françaises bombardent les forts de Dagu qui défendent Tianjin, non loin de Pékin. Les Qing se voient contraints de signer le traité de Tianjin en 1858 : dix nouvelles villes sont ouvertes aux étrangers, qui y acquièrent des concessions. Certaines, comme Chazhou, Qiongzhou dans l'île de Hainan, Dengzhou et Tianjin, doivent accorder des quartiers aux Anglais et aux Français ; d'autres, comme Zhenjiang, Jiujiang, Hankou et Niuzhuang, abritent une concession anglaise ; Tanshui, à Taïwan (Formose) n'a qu'une concession française. D'autre part, le traité de Tianjin permet l'ouverture de consulats à Pékin, et les missions catholiques et protestantes obtiennent de pouvoir s'installer à l'intérieur du pays, y prêcher librement et même acquérir terrains ou bâtiments. À ce niveau, le traité de 1858 renforce les dispositions qui avaient été obtenues lors du traité de Wangxia signé entre la Chine et les États-Unis, et celui de Huangpu (Whampoa) avec la France. Les relations entre les missionnaires et la population chinoise se révèlent plus difficiles qu'à l'époque de Kangxi et plusieurs émeutes antichrétiennes ont lieu, jusqu'à celle de Tianjin, en 1870, qui suscite de nouvelles réactions des puissances européennes. Enfin, la Chine se voit contrainte de verser de lourdes indemnités à l'Angleterre et à la France et doit octroyer des droits analogues à ceux que viennent d'obtenir ces deux nations à la Russie et aux États-Unis. L'opinion chinoise n'accepte pas ces traités, et les combats reprennent : c'est alors la « troisième guerre de l'opium », marquée par une expédition franco-britannique contre Pékin. Les troupes entrent dans la capitale puis pillent le Palais d'été, le Yuanmingyuan embelli sous Qianlong.
    Les Conventions de Pékin, en 1860, vont plus loin que les traités précédents : Tianjin est ouverte aux étrangers ; la presqu'île de Jiulong (Kowloon) en face de Hong-Kong est cédée à la Grande-Bretagne. Surtout, les conventions se trouvent complétées par deux clauses d'ordre économique : les textiles anglais sont exempts de droits de douane ; les flottes étrangères obtiennent la liberté de navigation sur tout le réseau fluvial chinois. Les Conventions de Pékin constituent un tournant au niveau de l'histoire économique : en 1842, le traité de Nankin avait été établi dans le cadre d'échanges commerciaux qui rappelaient ceux de l'Ancien Régime, comptoirs et loges, produits précieux et navires à voiles. En 1860, l'industrialisation de l'Europe est en plein essor : c'est la mise en place des chemins de fer et des lignes de navires à vapeur. Les privilèges douaniers acquièrent toute leur signification et la Chine doit abandonner ses propres douanes aux mains des Européens : elles sont réorganisées par un Écossais, Robert Hart. Il assainit et modernise des services qui étaient effectivement vétustes, mais la Grande-Bretagne et ses alliés réussissent à les contrôler. En 1911, la Chine ne peut se libérer de l'énorme indemnité liée à la guerre des Boxeurs et doit aliéner aux étrangers les revenus des douanes.
    Les concessions se développent après 1860 et ont profondément marqué le paysage des grandes agglomérations portuaires entre cette date et la deuxième guerre mondiale. Shanghai, par exemple, comptait deux concessions : la concession française se trouvait au cœur de la ville, près de l'actuel parc Fuxing. Ce quartier résidentiel, où seront tracées des avenues bordées de platanes, était moins animé que la concession « internationale », en fait anglo-américaine, qui se termine sur le Bund, une grande artère donnant sur le Huangpu. Sur cette promenade fastueuse se dressaient les grands hôtels et les établissements bancaires anglais, américains ou allemands, seuls capables de financer les débuts de l'industrialisation. L'ancien bâtiment des Douanes restait en place, désormais sous administration étrangère. Près de la concession britannique qui devient « internationale » après 1862, la « rue des Rencontres joyeuses » correspondait à un quartier de plaisirs où se tenaient les fumeries d'opium, des tripots qui n'étaient nullement clandestins et tout un monde de proxénétisme et de délinquance. Le Grand Monde était un établissement célèbre dont la bâtisse imposante, datant des années 1920, existe toujours : il s'y donnait des représentations d'opéras de Pékin et de Shanghai, dont les rôles sont tenus par des femmes, ainsi que des spectacles de marionnettes. Ces concessions sont contrôlées par des autorités et une police étrangères, et sont de véritables enclaves en terre chinoise, qui échappent complètement à l'autorité impériale.

    implantation des Européens en Chine

  10. 1975jmr

    Merci pour les informations Michelem, de ce rappel historique sur ces invasions.

  11. laoshi

    Merci, Michelem ! Décidément, je mesure tous les jours mon ignorance (la question que posait Lililele sur la place de la Chine dans les programmes scolaires prend ici tout son sens !)

  12. 1975jmr

    Hey je passe à la dynastie supérieure... à cette vitesse là, je vais rester encore un moment à l'âge de bronze ;-)

    Pas grave, je m'intéresse à l’étymologie de 上帝, assez intéressant. Sinon pour les invasions, pour la dynastie suivante, celle des Song, est-ce essentiellement les peuples du nord ?

  13. FREDI

    très intéressant, Michelem.....
    et on reparle encore du sac du palais d' été..... et de toutes les exactions occidentales commises..... ce qui a durablement marqué les chinois, je crois, y compris jusqu' à aujourd' hui....

    je vous renvoie ici à un article que j' ai écrit à ce sujet :

    http://www.facebook.com/home.php?#!/note.php?note_id=116843511697846

  14. laoshi

    Auriez-vous la gentillesse de faire un copié-collé de votre article de facebook sur CI, Fredi ? Je n'ai pas de compte sur ce réseau et n'ai pas l'intention d'en créer un (trop de messages indésirables ensuite !).
    Merci d'avance !

  15. 1975jmr

    Victor Hugo et le sac du palais d’été - 圆明园 ( Yuánmíng Yuán ) en 1860

    Le contexte historique :

    Sur le site d'un parc impérial des Ming, la construction de cet immense palais avait débuté dès 1700. L'ensemble avait été achevé 150 ans plus tard.

    Les guerres de l’opium:
    La destruction du Palais d’Été s’inscrit dans ce que l’on appelle les « guerres de l’opium » qui marquent, dans l’histoire de la Chine, une longue période d’humiliation dont le peuple chinois ressent toujours la honte. L’expression désigne les conflits qui ont opposé à la Chine la Grande-Bretagne (première guerre de l’opium, 1839-1842) puis la France (seconde guerre de l’opium, 1858-1860). Conclues par des défaites chinoises qui ont amené des traités dits « inégaux » forçant la Chine à ouvrir son commerce, ces guerres de l’opium marquent le début d’une forte influence étrangère qui a pour conséquence la révolte des Boxers (1899-1901) et la chute de la dynastie Qing (1911). Elles traduisent inversement l’affirmation de la puissance européenne dans le monde. En effet, cet impérialisme se caractérise à partir du XIXe siècle par une entreprise de colonisation mais il prend aussi d’autres formes, comme ici en Chine avec la domination commerciale.
    Le prétexte de ces guerres est la liberté du commerce de l’opium que les Britanniques veulent imposer aux Chinois. Ce commerce apparaît à la fin du XVIIIe siècle. Il s’agit, pour les marchands anglais qui achètent du thé et de la soie aux Chinois, d’écouler une marchandise qu’ils font venir d’Inde. Connue en Chine depuis le Xe siècle mais longtemps consommée par la seule élite, cette drogue se répand alors dans toutes les couches de la société chinoise et devient l’objet d’un commerce de grande ampleur qu’au début du XIXe siècle les autorités chinoises entreprennent de réprimer. C’est pour permettre la poursuite de leur commerce et plus généralement défendre leurs intérêts que les marchands anglais réclament l’intervention armée. Le succès de la première expédition militaire (1839-1842) oblige le gouvernement impérial à faire d’importantes concessions comme l’ouverture de nouveaux ports aux Anglais ou la limitation des droits de douane (traité de Nankin, 1842). La seconde guerre de l’opium, à laquelle la France participe en vue de défendre les intérêts missionnaires en Chine, contraint en particulier l’empire chinois à établir des relations diplomatiques officielles avec la Grande-Bretagne, ouvrir de nouveaux ports et légaliser, par le traité de Tianjin, le commerce de l’opium. L’enjeu véritable est en réalité l’ouverture de la Chine aux intérêts des Occidentaux. Et c’est pour briser l’obstination de l’empereur, qui rechigne à appliquer les clauses des traités, que Britanniques et Français frappent au cœur symbolique de son pouvoir : la résidence d’été.

    En 1860, l’empereur Xianfeng est en fuite. Le 17 octobre 1860, au milieu de la seconde guerre de l'opium, les troupes coalisées anglo-françaises qui avaient envahi Beijing et occupé l'arrondissement Haidian au nord-ouest onze jours auparavant, commencèrent à piller puis à détruire par le feu le somptueux palais d’été 圆明园 (Yuánmíng Yuán ) sous l'ordre de lord Earl of Elgin and Kincardine (James Bruce 1811-1863), commandant en chef des troupes anglaises en Chine. Durant au moins trois jours consécutifs, les soldats anglais et français mirent à sac tous les trésors de ce palais impérial, joyau de la combinaison de l'architecture au style chinois et européen, quintessence des arts orientaux et occidentaux.

    Le Palais du Yuanming yuan 圆明园:

    Connu en Occident sous le nom de Palais d’Été, le Yuanming yuan – ou jardin de la clarté parfaite – est alors la résidence de l’empereur. Cible tactiquement plus facile que la Cité interdite, le Palais d’Été constitue alors également une cible politiquement plus adaptée : du point de vue occidental, mieux vaut détruire un symbole fort de la puissance de la dynastie que la source même du pouvoir impérial. Le Yuanming yuan marque une étape importante dans l’histoire des jardins en Chine comme dans l’histoire de la dynastie Qing. Édifié au XVIIIe siècle par la volonté des premiers empereurs Qing, dynastie mandchoue assise sur le trône de Chine depuis 1644, le jardin occupe un vaste domaine de 350 ha au nord-ouest de Pékin qui représente à une échelle grandiose le monde en miniature. Il s’agit pour cette dynastie exogène de se légitimer aux yeux du peuple conquis en adhérant aux valeurs proprement chinoises, comme la culture lettrée et le confucianisme. Ensemble formé de plusieurs vallées ornées de pavillons d’une grande diversité architecturale, le jardin compte en particulier des palais européens entourés de fontaines et de jeux d’eau que Qianlong (1736-1796) a fait construire par les artistes jésuites occidentaux à son service. Présenté par Victor Hugo comme une merveille typique de « l’art oriental », ce palais est ainsi, à la fois un modèle des valeurs chinoises et le remarquable produit d’un métissage culturel. « Splendide et formidable palais de l’Orient », la résidence abrite en outre une partie des réserves de l’État : or, collections d’œuvres d’art chinois et curiosités occidentales. Avant d’être livré aux flammes par Lord Elgin, le tout est pillé par le corps expéditionnaire franco-britannique, deux lots étant réservés aux souverains, l’un pour la reine Victoria, l’autre pour Napoléon III. Aujourd’hui, après l’incendie, il ne reste plus qu’un seul jardin restauré, bien modeste témoignage de la magnificence du « jardin des jardins ».

    l' intervention de Victor Hugo:

    Victor Hugo , en exil à Hauteville House,à Guernesey ( où il vécut 19 ans, après le coup d'état du 2 décembre 1851), ne connaissait cette merveille du monde qu’à travers le récit des voyageurs.
    Cependant,Le 25 novembre 1861, répondant au capitaine Butler de l'armée britannique qui faisait l'éloge du sac du palais d'été, il dénonça de façon édifiante cette action des troupes anglo-françaises coalisées contre la Chine impériale.

    Lettre de Victor Hugo au capitaine Butler :

    Hauteville House, 25 novembre 1861

    "Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l’expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l’empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l’Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d’approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.

    Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici :

    ll y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s’appelait le Palais d’été. L’art a deux principes, l’Idée qui produit l’art européen, et la Chimère qui produit l’art oriental. Le Palais d’été était à l’art chimérique ce que le Parthénon est à l’art idéal. Tout ce que peut enfanter l’imagination d’un peuple presque extra-humain était là. Ce n’était pas, comme le Parthénon, une œuvre rare et unique ; c’était une sorte d’énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle.

    Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d’été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Égypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur l’horizon de la civilisation d’Europe.

    Cette merveille a disparu.

    Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce splendide et formidable musée de l’orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’œuvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.

    Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie.

    Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

    L’empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd’hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été.

    J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.

    En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.

    Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine."

    VICTOR HUGO.

    Il existe également , à Zhuhai (la porte de Macao au sud) une reconstitution à l'identique du palais d'été. La lettre et le portrait de Victor Hugo figurent en bonne place dans une salle d'exposition.... bien que connaissant Zhuhai, pour y être passé, mais je ne connais pas personnellement cet endroit.

    Pour être complet, il faut aussi rappeler que Victor Hugo ne fut pas le seul à en parler :

    Le sac du palais d' été a aussi été évoqué par Pierre Loti et Pierre-Jean Rémy , tous deux aussi de l' académie française....
    Beaucoup de superbes pages, évoquées en partie notamment dans l' ouvrage : "Le Voyage en Chine", Bouquin, Robert Laffont, 1992 .

    il y aurait tant à dire, au regard de nos conceptions modernes et de la mentalité actuelle; sur l' attitude des occidentaux (dont les français...)à l'époque des guerres de l' opium ... Sans compter, outre les guerres et les combats qui dépendaient de la politique étrangère des pays, les mentalités très spéciales (et bien loin de l' humanisme...) des européens allant faire fortune en Chine....lisez Pierre Loti....

    "L’occident détruit l’Occident, tout autant que l’Orient, analyse Alain Peyrefitte dans son ouvrage "l’Empire immobile". Surtout, il détruit pour longtemps les chances d’échanges amicaux qui eussent permis une fertilisation croisée entre les deux bouts du monde."

    Et pour conclure, on peut penser, comme Victor Hugo, qu’ à la suite du sac du palais d’été, aucune haine ne devait opposer le peuple chinois aux peuples français et britannique. Car seules la barbarie et la convoitise des gouvernements occidentaux de l'époque étaient à mettre en cause dans cette tragédie.
    " Les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais ".

    Longue Vie à l' Amitié Franco-Chinoise !! (^_^)

    références:

    Cette lettre est publiée dans Nora Wang, Ye Xin, Wang Lou," Victor Hugo et le sac du Palais d’été", Les Indes savantes/You Feng, 2003.

    Planète chinois / contexte historique et guerres de l' opium:
    http://planete-chinois.cndp.fr/pistes-pedagogiques/titre-de-la-piste/article/la-lettre-de-victor-hugo-au-capitaine-butler-sur-le-sac-du-palais-dete-1860-lycee-histoire.html

    wikipédia:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ancien_palais_d%27%C3%A9t%C3%A9

    wikisource:
    http://fr.wikisource.org/wiki/Actes_et_paroles/Pendant_l%E2%80%99exil/1861

    Le monde diplomatique:
    http://www.monde-diplomatique.fr/2004/10/HUGO/11563

    je remercie mon ami Alexandre olivier Martin, auteur d' un excellent article sur ce sujet, et fondateur du groupe facebook et du site web " Longue Vie à l' Amitié franco-chinoise" :

    http://www.facebook.com/notes/alexandre-olivier-martin/victor-hugo-et-le-sac-du-palais-dete-yuan-ming-yuan-yuanming-yuan-/37023069398

    http://www.facebook.com/group.php?gid=147319968602

    http://longue_vie_amitie_franco_chinoise.enchine.fr/

  16. FREDI

    merci beaucoup, 1975jmr, d' avoir copié mon article...:)

    excusez moi de ne pas avoir pensé à copier l' article dès le début..mais d' une part, c' est un peu long, d' autre part je ne savais pas qu' il fallait nécessairement un compte facebook pour y accéder....
    pour les albums photos, par exemple, quand j' envoie des liens, ils sont accessibles à tout public..... et tous mes amis peuvent voir les photos sans avoir de compte....
    donc, ça ne marche pas pour les articles, désolé ! ;)

  17. Stardust

    Sans aucun doute, l'incendie volontaire de 圆明园 (Yuánmíng Yuán ) est une catastrophe non seulement pour les Chinois, mais aussi pour l'humanité entière. La famille impériale y stockait les cadeaux d'etat et autres acquistions. C'était une caverne d'Ali Baba de grand luxe. Parmi ces objets, il y avait les premiers modèles de l'horloge automatique, des appareils pour mesurer les tremblement de terre, etc. etc.. Beaucoup étaient une invention récente à l'époque qui auraient beaucoup de valeur historique maintenant.

  18. 1975jmr

    @Freedi 不用谢

    @Stardust, c'est clair que c'est une catastrophe culturelle, quel dommage. Pareil à MAdagascar quand en 1997, un incendie criminel a brûlé le palais de la Reine au Rova d'Antananarivo. La plupart des meubles et autres objets sont perdus. Pour une culture orale comme l'est à Madagascar, le peu d'objet disponibles sont de vrais trésors. Une grande perte culturelle et historique. Idem pour le palais d'Eté... :-(

  19. michelem

    Merci Fredi pour ce long article, et merci 1975jmr de l'avoir copié !!! :) ;)
    Comme je ne suis pas "facebookée", je ne pouvais le lire. :s

    J'ai visité le Yuanmingyuan au printemps(j'ai d'ailleurs mis des photos dans la galerie) La vision des ruines fait vraiment mal au coeur, elles témoignent d'une beauté à jamais détruite. On sort vraiment bouleversés de cette visite, très conscients de la folie des hommes .

  20. TINTIN 66
    1975jmr@Freedi 不用谢

    @Stardust, c'est clair que c'est une catastrophe culturelle, quel dommage. Pareil à MAdagascar quand en 1997, un incendie criminel a brûlé le palais de la Reine au Rova d'Antananarivo. La plupart des meubles et autres objets sont perdus. Pour une culture orale comme l'est à Madagascar, le peu d'objet disponibles sont de vrais trésors. Une grande perte culturelle et historique. Idem pour le palais d'Eté... :-(

    merci 1975jmr pour ces commentaires analogiques..nous pouvons ainsi apprendre 2 cultures sur C.I : la culture chinoise et la culture malgache....avec des commentaires vécus ;)

  21. 1975jmr

    @ Fredy : Je t'en prie

    Je ne parle pas de Madagascar impunément, car ils sont métis chinois et africains. Leur langue est indo-malaisienne, d'ailleurs la structure des phrases se ressemble :

    en français en malgache en chinois

    Bonjour manao ohana 你好

    Comment allez-vous ? manao ohana ianao 你好吗?

    Et ils n'aiment pas perdre la face ;-)

  22. TINTIN 66
    1975jmr@ Fredy : Je t'en prie

    Je ne parle pas de Madagascar impunément, car ils sont métis chinois et africains. Leur langue est indo-malaisienne, d'ailleurs la structure des phrases se ressemble :

    en français en malgache en chinois

    Bonjour manao ohana 你好

    Comment allez-vous ? manao ohana ianao 你好吗?

    Et ils n'aiment pas perdre la face ;-)


    mais ce que vous faites n est qu une simple transcription ou traduction du malgache en caractères chinois, je ne vois pas trop les similitudes linguistiques ?
    pouvez vous nous en parler plus profondement ?

  23. 1975jmr

    Désolé, je bossais en même temps, je m'aperçois que j'ai été superficiel.
    De plus, on devient un peu hors sujet sur le thème de la question, sur l'invasion de la Chine ;-) Alors en deux mots :

    ni hao ma = tu bien est-ce-que ?
    manao ohana ianao = bien est-ce-que tu ?

    nihao ne veut pas dire bonjour en soi, tout comment manao ohana, mais bien l'idée de comment va ? Et avec la particule interrogative ma en chinois ou ianao en malgache, cela devient une phrase interrogative avec le même sens (que ce soit au départ qu'au final). Plusieurs autres similitudes existent, ainsi que du vocabulaire chinois dans la langue malgache.

    Parenthèse fermée, revenons aux invasions ;-))))

  24. FREDI
    michelemMerci Fredi pour ce long article, et merci 1975jmr de l'avoir copié !!! :) ;) Comme je ne suis pas "facebookée", je ne pouvais le lire. :s

    J'ai visité le Yuanmingyuan au printemps(j'ai d'ailleurs mis des photos dans la galerie) La vision des ruines fait vraiment mal au coeur, elles témoignent d'une beauté à jamais détruite. On sort vraiment bouleversés de cette visite, très conscients de la folie des hommes .

    oui Michelem, je partage votre opinion...c' est poignant !
    juste pour mémoire :

  25. michelem

    Lorsque j'ai pris la photo, il n'y avait personne ...Ce qui ajoutait encore du dramatique à cette vision ...

  26. 1975jmr

    Quelle dommage de voir une telle désolation, cela devait être magnifique à voir ce palais... N'a-t'on pas des gravures ou autre fresques pour se le représenter ?

    @Stardust : petite apparthée, j'ai écouté la chanson "Stardust" à un concert jazz par le groupe trio gitan avec Messieurs Escoudé, Laya et Reinhardt (petit-fils de Django Reinhardt), magnifique à écouter et à voir :-)

  27. FREDI

    pour en savoir plus, voici le lien wikipédia :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ancien_palais_d%27%C3%A9t%C3%A9

    Les jardins impériaux étaient composés de trois jardins : le jardin de la clarté parfaite proprement dit, le jardin de l'été éternel (en sinogrammes simplifiés 长春园 ; en sinogrammes traditionnels 長春園 ; en pinyin Chángchūn Yuán), et le jardin élégant de l'été (en sinogrammes simplifiés 绮春园 ; en sinogrammes traditionnels 綺春園 ; en pinyin Qǐchūn Yuán); sur une superficie totale de 3,5 km2. Ils étaient 5 fois plus vastes que la taille de la Cité interdite et représentaient 8 fois la taille de la ville du Vatican. On pouvait y trouver des centaines de sites, tels que des halls, pavillons, temples, galeries, jardins, lacs, etc... Certains paysages connus du sud ouest de la Chine ont été reproduits dans les jardins impériaux, des centaines d'oeuvres d'art et de pièces d'antiquité chinoise étaient conservées dans les halls, faisant ainsi des jardins impériaux une des plus grande collection du monde. Certaines copies uniques de la littérature et des compilations étaient également conservées dans ces jardins.

    Seuls les palais de style européen ont survécu grâce à leur conception en pierre, contrairement aux édifices en bois de style chinois. Certaines ruines en pierre se trouvent toujours sur le site. Ceci induit en erreur de nombreux visiteurs qui pensent ainsi à tort que l'ancien palais d'été était seulement constitué de bâtiments de style européen.

    Quelques bâtiments de style chinois dans le jardin du printemps élégant ont survécu au feu. La cour impériale tenta de restaurer ces bâtiments et essaya de reconstruire l'ensemble du complexe des jardins impériaux, mais il fut impossible de lever suffisamment de fonds et de ressources pour cela à cause de la situation difficile de la Chine à cette époque. En 1900, les structures préservées et restaurées ont été de nouveau incendiées par les forces venues étouffer la révolte des Boxers.

    quelques gravures anciennes :

    quelques autres photos actuelles :

  28. michelem

    Merci pour ces photos et précisions Fredi.Je n'avais pas vu les maquettes lors de notre visite au printemps.Ce site n'est malheureusement pas souvent proposé dans les circuits de visite.C'est dommage, car en dehors du fait que les ruines soient un témoignage de la folie humaine, c'est aussi un havre de paix très près de la ville. Savez-vous qu'avant sa réhabilitation , il a servi pour le maraîchage et qu'il a fallu recreuser les lacs et canaux pour certains emplis de terre pour les cultures..Beaucoup pensent qu'il ne faut pas aller plus loin dans la rénovation,mais préserver les ruines comme lieu de mémoire.

  29. michelem

    Voici quelques photos prises au Yuanmingyuan.

    Colonnes dressées, vestiges de la splendeur du Yuanmingyuan.(ancien Palais d'été)

    Sculptures et photo visibles dans le musée du Yuanmingyuan.(ancien Palais d'été)

  30. 1975jmr

    Superbes gravures, et en effet je pensais qu'il n'y avait que des bâtiments de style européen. C'est oublier mes cours de culture chinoise avec les structures des bâtiments en bois ;-) Examens J67 :-(

  31. FREDI

    merci Michelem pour vos superbes images...:)
    oui, vous avez raison, ce site n' est pas tellement dans les circuits...d' ailleurs,on n' y croise pas trop d' européens....ils vont au palais d' été ;).......ce n' est pas le même endroit !

    Je sais que l' article de wikipédia est un peu long, mais cela vaut le coup d' au moins le parcourir, pour se rendre compte de la taille et de la diversité initiale de ce palais, mais aussi pour réaliser qu' en fait, les ruines de pierre que nous voyons ne sont que les reste des pavillons européens....

    l' impact de cet destruction a été aussi très important....comme si, chez nous en France, un envahisseur lointain avait mis à sac, pillé et brulé entièrement le château de Versailles..........
    les quelques tentatives de restauration ont été détruites par les forces venues étouffer la révolte des Boxers, en 1900....décidément....

  32. FREDI

    Je reviens sur les témoignages de ce palais AVANT sa destruction....
    un article intéressant :

    Le récit de voyage d'un Français fait découvrir le magnifique jardin Yuanmingyuan d'autrefois.....

    http://french.china.org.cn/news/txt/2010-10/15/content_21133541.htm

    Comment était le jardin Yuanmingyuan avant d'être incendié par les troupes anglaises et françaises en 1860 ? Un récit de voyage de presque dix mille mots écrit par un Français il y a 148 ans dévoile ce mystère historique.

    Le « Tour du monde » en français, publié en 1864, est une nouvelle collection du collectionneur d'antiquités Wang Jinchang. L'article « Récit de voyage du Yuanmingyuan, palais d'Eté de l'empereur Qianlong » a suscité son attention particulière. Cet article illustré, écrit en 1862, forme seize pages du « Tour du monde ».

    Après des études, Wang Jinchang constate que l'auteur du récit de voyage est le Français M.G. Pauthier, un sinologue très célèbre, qui a publié de nombreux livres sur la culture chinoise.

    M. Pauthier visita le jardin Yuanmingyuan à son apogée. Dans son récit de voyage publié en 1862, il décrit de façon détaillée les paysages magnifiques du jardin avant sa destruction. Le contenu porte principalement sur le paysage charmant du Yuanmingyuan, son art paysagiste, son histoire, la vie impériale, l'architecture, ainsi qu'une description détaillée du pavillon littéraire de l'empereur Qianlong....

    [...]

    « Il existe peu de documents sur le jardin Yuanmingyuan avant sa destruction », explique Wang Jinchang. Le vrai visage du Yuanmingyuan est donc vague et abstrait pour la plupart des Chinois. Des documents comme le récit de voyage de M. Pauthier sont particulièrement précieux.

    M. Pauthier a grandement loué le Yuanmingyuan, disant qu'il était le véritable palais de la Terre avec ses coteaux recouverts d'arbres, herbes et fleurs.............

    ouvrage de ce sinologue , M.G. Pauthier :

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30784c

    http://books.google.com/books?id=E2VMAAAAMAAJ&pg=PA1&lpg=PA1&dq=M.G.+Pauthier.&source=bl&ots=Han6dSJzDx&sig=6Y6Qofh4TwSy6uG6RP0NkXYwSE4&hl=fr&ei=Sp3uTMm2NtSxhAfGuc2gDA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=9&ved=0CEoQ6AEwCA#v=onepage&q=M.G.%20Pauthier.&f=false

  33. Vack

    Et après les Français sont traumatisés après des attentats.

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