Comme le souligne Bellassen (méthode d'initiation à la langue et à l'écriture chinoise)" Le chinois est une langue non alphabétique ,non phonétique.Contrairement aux alphabets latin,grec,cyrillique ou hébreu,elle n'est pas une langue qui note les sons.Elle est peinture des sens, des idées."...
De ce fait, la Chine, véritable tour de Babel en matière de prononciations et de dialectes a trouvé dans son écriture un élément d'unité"
Cette histoire de prononciation est vraiment réelle. Je m'en suis rendu compte lors d'un récent vernissage à l'institut Confucius de Rennes.Le peintre invité , Ge Xiaohong est originaire de Ningbo(au sud de Shanghai).Mon prof de peinture, Wang Chunyu, est ,lui ,né dans le Heilongjiang.Il devait servir d'interprête mais m'a avoué à la fin qu'il,avait eu beaucoup de mal à comprendre l'accent de Ge Xiaohong (j'avoue que je n'ai saisi que quelques mots !!!).Le seul point commun était l'écriture ...
Toujours selon Belassen, les sinogrammes peuvent être rangés en quatre grandes familles :
-1 les pictogrammes ( représentations stylisées ou symbolisées de la réalité)
-2 les idéogrammes ( associations d'idées à partir d'éléments simples)
-3 les idéophonogrammes ,composés d'une racine pictographique (ou clé)et d'unautre élément qui suggère la prononciation de l'ensemble.
4- les emprunts : Il y avait jadis par exemple le caractère "taille" qui se prononçait "yao" comme le verbe "vouloir" qui, lui, n'avait pas de signe; on a donc emprunté ce caractère pour écrire "vouloir" .Le caractère "taille" s'est vu rajouter la clé de la chair.
Le sinogramme correspond sur le plan phonologique à une syllabe tonalisée. Il y a environ 400 syllabes.
Comme le souligne B. Allanic dans sa méthode d'apprentissage du chinois, "il est impossible de déchiffrer la moindre ligne d'un texte chinois sans connaître les caractères"
C'est pour cela que l'on commence l'apprentissage du chinois par sa transcription phonétique (pinyin). C'est le cas aussi en Chine où les premiers mois de la scolarité sont consacrés à l'enseignement de cette transcription.
On peut souligner que les "smartphones","tablettes" "ordis" ou dictionnaires électroniques" nécessitent la connaissance du pinyin (les claviers sont "latinisés !!!) mais aussi la connaissance des sinogrammes pour pouvoir valider son choix.
@ Daweide
Avec un peu d'humour, vous pouvez répondre qu'il existe effectivement des "clés, ou radicaux " (un de mes livres en indique 214 !!!) Plus nombreux que nos lettres et leurs accents dans notre alphabet !!!
Ajoutez que leur assemblage permet d'écrire des milliers de sinogrammes, mais qu'heureusement il n'existe pas de signes de genre (féminin/masculin) ou de nombre (singulier/pluriel) ,ni de conjugaison... (Ces signes sont notés par d'autres caractères dans la phrase..une autre difficulté à surmonter !!!)