Un article de Slate portant sur l'histoire d'une cyber kacktiviste chinoise pointe une particularité de cette scène de hackers.
Les "hackers rouges" :
http://www.slate.fr/story/46737/hacker-chinois
Diffuser ce genre d'article est une bonne chose, car à l'heure des "révolutions de jasmin", soutenues par les hacktivistes occidentaux comme Telecomix ou Anonymous, il est sans doute bon de rappeler qu'en Chine il y a aussi des hacktivistes mais qu'ils ne sont pas forcément des chantres de la démocratie (en Chine) maintenant et à n'importe quel prix.
Extraits de l'interview de "ciel d'été", composante féminine du groupe de hackers "China girls security team" :
«Oui, c’est vrai. Le piratage informatique c’est mon truc. Mais attention, rien d’illégal. On joue avec les adresses IP. On pirate quelques blogs. Les sites Américains? Ah oui ça, ce sont mes cibles préférées»«Si je me suis déjà attaqué à des sites officiels? Oui, bien entendu. Les sites taïwanais, japonais et surtout américains font partie de nos cibles. Enfin, c’est surtout un jeu. On veut s’attaquer aux discours occidentaux. Moi, je déteste Google par exemple. C’est une entreprise qui ne comprend rien à nos traditions et notre mode de pensée chinoise. On veut leur montrer que nous sommes puissantes en Chine».
«C’est la génération post-Tiananmen. Plutôt que de se battre pour la démocratie, elle préfère se définir par opposition à l’Occident. Ils se disent patriotes et s’appellent eux-mêmes les “hackers rouges”. On ne peut pas dire qu’ils travaillent directement pour le gouvernement. Mais ils rendent des services, et cela revient au même.»