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PM2.5 - 6 points pour bien choisir son purificateur d'air

© Chine Informations - La Rédaction, le 28/01/2015 03:28, modifié le 28/01/2015 11:57

(miniature) purificateur d'air PM2.5 purificateur d'air PM2.5

Les particules flottantes PM2.5 (dont le diamètre est inférieur à 2,5 µm) sont certainement la cause de pollution de l'air la plus dangereuse pour la santé. S'incrustant dans les bronches, le sang et même les pores de la peau, l'exposition à long terme peut avoir des répercussions catastrophiques et irréversibles sur le corps humain.

Ainsi, s'il est impossible au citoyen moyen de faire quoi que ce soit de vraiment utile pour éviter cette pollution, il conviendra de se protéger de ce danger à son domicile et sur son travail. Pour cela il existe les purificateurs d'air. Chine Informations vous propose une liste de caractéristiques à vérifier afin de faire un achat malin sans tomber dans le piège des technologies.

1. Le type de purificateur

Cela peut sembler une évidence, mais avant d'acheter un purificateur d'air pour nettoyer les microparticules, assurez-vous que la machine que vous êtes sur le point de vous procurer filtre bien la pollution aux PM2.5.

Il existe en effet sur le marché trois grands types de purificateur d'air qui sont censés nettoyer en particulier soit le CO2, soit les particules très fines (PM2.5), soit les produits chimiques, poussières et fumées.

En général, les filtreurs d'air destinés à nettoyer l'air des produits chimiques, de la fumée de cigarette, de la poussière ou du pollen, se débrouillent très bien avec les particules fines de type PM10 et PM5 mais très rarement avec les plus fines comme les PM2.5.

Les filtreurs pour CO2 sont simplement inutiles, puisque pour renouveler l'air d'une pièce, il suffit de l'aérer chaque jour en ouvrant pendant une quinzaine de minute les fenêtres (sauf en cas de pic de pollution aux particules très fines). De plus ce genre de purificateur génère souvent du N02 (Dioxyde d'azote), un gaz toxique.

2. Le filtre HEPA

filtre HEPA

Le filtre HEPA (High Efficiency Particulate Air) est le seul filtre reconnu internationalement pour lutter contre les particules flottantes les plus fines. Assurez-vous donc que votre appareil en est équipé.

Attention cependant, il existe des filtres se disant « HEPA » mais ne respectant pas les normes les plus strictes imposées dans les pays occidentaux. C'est souvent le cas des purificateurs bon marché qui sont par exemple dotés d'un filtre « HEPA » H11 considéré comme étant en réalité un filtre semi-HEPA selon les normes européennes. Les purificateurs d'airs les plus sérieux utilisent des filtres H12 (standard européen) voire H13 ou plus, correspondant au nouveau standard américain.

Selon les normes européennes, la dénomination HEPA s'applique à tout dispositif capable de filtrer, en un passage, au moins 99,97 % des particules de diamètre supérieur ou égal à 0,3 µm.

3. Le volume d'air purifié

On oublie souvent de prendre en compte ce point, mais c'est pourtant l'un des plus importants à prendre en compte lors de l'achat de ce type de produit. En effet, un bon purificateur d'air se distingue des autres par sa capacité à renouveler l'air de toute une pièce plusieurs fois par heure. Force est de constater qu'un purificateur peu onéreux sera automatiquement doté d'un système d'aspiration et de soufflerie tout juste assez puissant pour purifier l'air environnant le produit lui-même et trop peu de fois en une heure. Vérifiez donc l'indice « CADR » (Clean Air Delivery Rate) : plus celui-ci est élevé, plus vite l'air sera renouvelé dans la pièce.

Il sera également nécessaire de se renseigner sur la taille de la pièce pouvant être traité par la machine.

4. Le bruit

Le bruit généré par la machine est un élément un point à ne pas négliger. En particulier si vous l'utilisez dans un environnement professionnel, cela peut devenir vite gênant.

Pensez-donc à vous renseigner sur les décibels générés par les purificateurs d'air retenant votre attention.

En général, au-delà de 50 décibels, l'appareil commence à géner. Si l'environnement est très pollué, vérifier que ce dernier soit doté d'un mode silencieux pour pouvoir l'allumer la nuit par exemple.

5. Les technologies inutiles

A l'heure de la domotique et des produits connectés, les filtreurs d'air dits « intelligents » apparaissent sur le marché. Cependant, attention, ce genre de produit cache souvent des vices concernant les points énoncés précédemment.

Ces purificateurs d'air, connectés sur le réseau Internet via une connexion Wifi et destinés avant tout aux geeks, proposent par exemple la possibilité de consulter le niveau de pollution de l'air intérieur directement sur son Smartphone ou de les mettre en route à distance.

La première mauvaise nouvelle accompagnant ce genre de produit est la consommation d'électricité qui augmente notamment à cause de la connexion Wifi. De plus, ces machines bourrées d'électronique ont plus de chance de tomber en panne.

Et si on peut se dire que le compteur de particules proposé par la machine est un atout incontestable, la réalité est que celui-ci fournira toujours des informations très approximatives parce que :

  1. Seuls les capteurs de particules fines coûtant plusieurs milliers d'euros sont efficaces, car ce genre de mesure demande une technologie de pointe.
  2. Le capteur est situé sur la machine elle-même, ce qui est bien entendu trompeur puisque même à un mètre de celle-ci, la valeur risque de fortement varier. Il est évident que l'air entourant directement le purificateur, sera purifié.

La possibilité de mettre en route l'appareil même en étant en dehors de chez-soi, ne devrait quant à elle ne pas être une condition d'achat. En effet, les signes d'une journée de pollution s'annoncent très tôt et peuvent même êtres prédits un ou deux jours à l'avance par les grandes stations. Si vous quitter votre logement durant plusieurs heures ou jours, n'hésitez pas à laisser l'appareil en marche. Un filtreur d'air correct consommera vraiment très peu d'énergie si l'air n'est pas pollué ; Et s'il l'est, l'appareil se chargera de le nettoyer pour se remettre en mode faible consommation une fois sa tache effectuée.

6. Les prix

Il existe en gros trois grandes gammes de prix pour les purificateurs d'air PM2.5.

Les plus chers, à plusieurs milliers (voire même plusieurs dizaines de milliers) d'euros sont destinés avant tout aux grands bureaux de grandes entreprises et aux centres commerciaux. Ils sont chers mais aussi très efficaces. Leur installation demande de réaliser des travaux assez lourds afin que l'air pur puisse circuler dans toutes les pièces et les espaces. Ce genre d'installation a également l'avantage de proposer des filtres qui n'ont besoin d'être remplacés que tous les 5 à 10 ans.

Les appareils standards sont destinés à un plus large public. Il faut tout de même compter débourser plus de 500 euros pour en acquérir un. C'est en général la gamme à viser pour acquérir un produit efficace et plus rentable à long terme.

Les appareils bas de gammes sont à éviter. Vendus moins chers, ils surfent sur les tendances en essayant de proposer des produits attrayants et modernes mais peu efficaces.

Pour les appareils non professionnels, il sera nécessaire de changer régulièrement le filtre HEPA. Le tarif de ces filtres et la fréquence de renouvellement dépendent généralement des marques : renseignez-vous sur ce sujet avant tout achat car c'est souvent le moyen pour les marques les moins chères de rentabiliser leurs machines. Pensez également à vérifier si les filtres de votre purificateur d'air sont répandus sur le marché et donc faciles à se procurer. Dans une ville polluée comme Pékin et pour un modèle à 500 euros environ, il faut changer de filtre à peu près tous les 4 à 6 mois.

La Rédaction

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28/01/2015
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