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Exposition : Les soldats de l'éternité - les soldats en terre à Paris

© Chine Informations, le 17/03/2008 19:48

(miniature) Exposition : Les soldats de l'éternité - les soldats en terre à Paris Exposition : Les soldats de l'éternité - les soldats en terre à Paris

EXPOSITION - LES SOLDATS DE L'ETERNITE : LES GUERRIERS DE XI'AN

15 avril 2008 - 14 septembre 2008

La Pinacothèque programme une exposition exceptionnelle autour de l'une des plus fabuleuses découvertes archéologiques du XX siècle : les légions enterrées de L'Empereur Qin, souvent appelées les Guerriers de Xi'an.

Pour la première fois à Paris, sera présenté un ensemble unique de Guerriers (une vingtaine) et d'objets
de l'époque du premier Empereur de Chine qui unifia le pays et créa de son vivant son mausolée gardé par une armée en terre cuite. Trente années et une main d'oeuvre de 700 000 personnes ont été nécessaires pour l'édification de la nécropole.

L'ensemble des pièces exposées, centré exclusivement sur le royaume Qin, appartiennent en grande partie au Musée d'Art et d'Histoire de la Province du Shaanxi, l'un des musées les plus importants de Chine qui prête des objets exceptionnels d'une rare qualité montrant tous les aspects de la vie quotidienne à l'époque du royaume Qin.

Les figures des Guerriers proviennent du musée des fouilles situé sur le site archéologique. Cette collection sera présentée autour d'une vingtaine de figures, guerriers, scribes... qui après Rome et Londres seront vus pour la première fois à Paris.

Cette Exposition a été organisée sous l'égide d'un comité scientifique constitué notamment de Lothar von Falkenhausen (UCLA), reconnu comme un des plus grands spécialistes internationaux, de Marc Kalinoswki (Ecole Pratique des Hautes Etudes et Professeur à l'Ecole Française d'Extrême Orient) et d'Alain Thote (Directeur d'étude à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes et Chargé de recherche au CNRS)

Exposition : Les soldats de l'éternité - les soldats en terre à Paris

L'empereur Qin, Fondateur de la Chine

Le royaume Qin règne sur la Chine de 221 à 206 avant J-C. Il se situe entre le royaume Zhou et le royaume Han en Chine. Le mot Qin se prononce Tsin et peut aussi s'écrire Chin, il est probablement à l'origine du mot Chine actuel.

Au départ, Qin est l'un des nombreux royaumes qui composent le futur territoire chinois. Cette période est une période de guerre entre tous les royaumes, appelée la période des Royaumes combattants.

Le royaume de Qin est alors dirigé par Ying Zheng. Celui-ci parvient à conquérir, un à un tous les autres royaumes indépendants : le Hann (-230), le Zhao (-228), le Wei (-225), le Chu (-223), le Yan (-222) et le Qi (-221). Après cette période de conquêtes, Il unifie la Chine en un empire centralisé et remplace ainsi le système féodal existant dominé par le royaume Zhou.

Ying Zheng prit le nom de règne de Qin Shi Huangdi - Premier Auguste Empereur de Qin -.

Mélange étonnant d'homme d'Etat qui réalise de grandes choses et de dictateur absolu, il lance durant son règne de nombreux projets de constructions grandioses. La Grande Muraille pour se protéger des Xiongnu au nord, une somptueuse tombe et de nombreux canaux et ponts. Il instaure une doctrine légiste qui fut en usage longtemps, il uniformise et standardise les poids et mesures, la monnaie, l'écriture et la largeur des essieux des chariots. Les caractères de l'ancien état des Qin deviennent le standard pour toute la Chine. Il réorganise l'empire à l'intérieur d'un système impérial de districts (jun) et de comtés (xian). Il invente la centralisation administrative et met en place une base géographique et bureaucratique que le royaume suivant (les Han de 206 av. J.-C. - 220) reprit et adopta.

Mais Le premier Empereur veut aussi modeler la pensée et tente d'éliminer la classe des « Lettrés », en interdisant tout livre n'ayant pas un intérêt strictement pratique (tels les traités d'agriculture par exemple). Il ordonne alors une destruction systématique de tous les autres livres et institue une censure violente. Les dernières années de son règne ne furent qu'arrestations arbitraires et tortures des Lettrés. Cela déclenche des révoltes et des Jacqueries. Pour cela il fut détesté pendant toute la période de la Chine Impériale. Il fallut attendre Mao Zedong pour le citer en exemple à travers quelques discours.

La légende prétend que sa mort soudaine permet à deux hauts fonctionnaires, le ministre Li Si et l'eunuque Zhao Gao, de placer sur le trône le plus jeune fils de l'Empereur, Ying Hu Hai, sous le nom de Er Shi Huandi (Second Auguste Empereur). Moins de trois mois après la mort de Qin Shi Huangdi à Shaqiu, une révolte générale de paysans, soldats, prisonniers et descendants des nobles des anciens Royaumes combattants se répand à travers toute la Chine. Ying Hu Hai fut finalement tué, après moins de trois ans de règne illusoire et remplacé par son neveu Ying Zi Ying encore enfant, qui ne sera souverain que quelques mois. Le royaume Qin s'éteint dans le feu et le sang, seulement trois ans après la mort de son fondateur.

L'armée des guerriers et le Mausolée de Qin : 1974 - 2007, le point sur la plus grande découverte archéologique depuis Toutankhamon.

Le mausolée de Qin s'étend sur environ 56 km2. Il se présente sous la forme d'un tumulus haut de 115 mètres qui constitue la tombe de Qin. Cette tombe elle-même n'a pas encore été fouillée car les pièges qu'elle recèlerait retiennent pour le moment toute tentative de fouilles par l'Etat qui préfère attendre que les développements technologiques permettent d'éviter toute destruction. Le piège le plus connu et le plus insurmontable reste un lac de mercure qui surplombe la tombe et protège l'entrée de la tombe où repose le sarcophage et la momie de Qin. Toute pénétration entraînerait le déversement de ce lac de mercure à l'intérieur de la tombe, le détruisant à jamais. Les archéologues soupçonnent également des pièges et des trappes équipées d'arbalètes par l'Empereur pour le protéger des pillards, constituant toujours un danger pour les archéologues et leurs équipes.
Les ouvriers ayant préparé le tombeau et assisté à l'enterrement auraient été emmurés vivants dans le mausolée à la fin de la cérémonie afin que les secrets de sa construction ne soient pas divulgués.

À 1,5 kilomètre de ce tumulus, des cultivateurs qui creusaient un puits découvrirent en 1974 la première fosse contenant quelque huit mille statues de soldats - ayant quasiment toutes un visage différent - et de chevaux en terre cuite. La fosse, mise au jour en 1974, n'est qu'une fosse parmi d'autres. Certaines ont été retrouvées à plusieurs kilomètres du tumulus. Rapidement, les fouilles ont commencé, et de larges bâtiments ont été édifiés pour les protéger. Le premier a été terminé en 1979.

Cette armée enterrée est composée principalement de fantassins, mais aussi d'archers, d'arbalétriers, de chars, de chevaux, de cavaliers, et de quelques généraux (sept seulement). Les personnages mesurent près d'1 mètre 70 sont à l'échelle humaine et chacun de ces soldats est le portrait d'un soldat qui a réellement existé. Les excavations du début ont entraîné de nombreuses destructions et les premiers soldats découverts furent reconstitués avec plus ou moins de précision. Aujourd'hui les techniques archéologiques sont beaucoup plus fiables, elles permettent de sortir des statues intactes.

L'exposition qui va être présentée à Paris montre des figures excavées récemment. Certaines ont bénéficié des dernières découvertes technologiques développées par les équipes d'archéologues allemands permettant notamment de conserver la couleur sur les soldats excavés. Jusque-là, la couleur disparaissait de manière irrémédiable à peine cinq minutes après que les soldats soient sortis de terre.

Les dernières découvertes fondamentales qui seront montrées à la Pinacothèque de Paris proviennent des toutes nouvelles fosses ouvertes récemment. L'une d'elles contient des milliers d'armures en pierre d'une finesse incroyable. Une autre, appelée la « fosse aux juges » présente des notables, des scribes, probablement des hommes de loi.

La Pinacothèque de Paris est ouverte tous les jours de 10h30 à 18h. Fermeture de la billetterie à 17h15.

TARIFS

- Plein tarif : 10 euros
- Tarif réduit : 8 euros (sur présentation d'un justificatif). De 12 à 25 ans, étudiants, demandeurs d'emploi (justificatif daté de moins d'un an), famille nombreuse, carte Améthyste et Emeraude, maison des artistes, carte de priorité pour personne handicapée, guides et conférenciers.
- Gratuité (sur présentation d'un justificatif). Pour les moins de 12 ans, journalistes, ICOM, RMI, minimum vieillesse, carte d'invalidité, ASS, guide-conférenciers et professeurs ayant une réservation de groupes.
- Groupes : consulter les pages groupes adultes et groupes scolaires pour les tarifs, modalités et les réservations.

CONTACTS

Pinacothèque de Paris
28, place de la Madeleine
75008 Paris
Téléphone : 01 42 68 02 01
www.pinacotheque.com

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17/03/2008
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