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(Chine-Afrique) Un étudiant malien considère la Chine comme le meilleur pays pour faire des études

© Chine Nouvelle (Xinhua) - Xinhua, le 28/10/2009 02:53

"Après l'obtention d'un diplôme de maîtrise de traduction en anglais et en arabe, j'aurais voulu continuer mes études aux Etats-Unis, mais mon grand-père m'a conseillé de venir en Chine," souligne mercredi l'étudiant malien Adama Macono Dembélé, "d'après lui, la Chine est le meilleur pays étranger pour un séjour universitaire."

A 28 ans, Adama Macono Dembélé est boursier dans le cadre de la coopération Chine-Afrique en matière d'éducation et, depuis plus d'un an, il poursuit ses études à l'Université des langues et cultures de Beijing.

Le grand-père de Dembélé, Seydou Badian Kouyaté est un éminent écrivain et poète africain. Ce pionnier de l'indépendance du Mali fut entre 1960 à 1968 successivement ministre du Plan, du Développement, de l'Industrie puis ministre de l'Agriculture, de la première République. Il a effectué 34 voyages en Chine, et a été reçu par l'ancien président chinois Mao Zedong, l'ancien Premier ministre chinois Zhou Enlai et d'autres hauts dirigeants.

Dembélé a un peu regretté de ne pas aller étudier aux Etats-Unis, mais un mois après être arrivé en Chine, il a avoué à son grand-père lors d'un coup de téléphone: "vous aviez raison, je commence à aimer la Chine. Le pays se développe très rapidement, j'ouvre les yeux et j'apprend beaucoup de choses. L'université est ouverte et d'un excellent niveau, les étudiants viennent des quatre coins du monde, c'est un petit village du mondial, une petite ONU."

L'étudiant malien est assidu, il passe au moins 5 heures par jour à faire des exercices, s'il n'a pas cours le lendemain, il travaille même jusqu'à 5 heures ou 6 heures du matin. L'année dernière, Dembélé a obtenu de très bonnes notes dans toutes les disciplines. "J'envisage de finir d'abord un master de traduction de anglais-chinois puis continuer pour un doctorat, " déclare-t-il.

"Il y a de plus en plus d'étudiants africains dans cette université. Cette année en particulier, le nombre a fortement augmenté," remarque-t-il, "nous tenons à bien profiter de l'occasion de faire des études en Chine. A part ceux qui étudient des langues étrangères, nombreux sont ceux qui apprennent l'économie, l'informatique, la technologie, la médecine et l'agriculture."

D'après des statistiques du ministère chinois de l'Education, le nombre des boursiers africains en Chine a augmenté chaque année pendant la période 2000 à 2008. L'année universitaire 2009/2010, ils étaient 4 000, contre 2 000 en 2006/2007.

Les disciplines vont de l'agriculture à la la médecine en passant par les langues, l'éducation, l'économie, la gestion, la politique internationale... etc, explique Qiang Yaping, directrice du bureau des Affaires d'Asie et d'Afrique au département de coopération et d'échanges internationaux du ministère chinois de l'Education, "les pays africains tiennent à apprendre de la Chine sa voie de développement et son mode de gestion du pays," indique-t-elle.

Pendant les week-ends, Dembélé sort souvent pour découvrir la ville de Beijing, mais le premier endroit où il est allé était la place Tian'anmen, "je suis allé au Mémorial du président Mao, c'est ce que mon grand-père m'avait demandé avant mon départ. En même temps, il montre son album-photo personnel. Le premier cliché est celui d'une poignée de main entre l'ancien président chinois Mao Zedong et son grand-père, Seydou Badian Kouyaté. "Il y en a une plus grande chez mon grand-père. Elle est accrochée dans la salle de séjour," poursuit-il.

"L'année dernière, j'ai assisté à un match de football au Nid d'oiseau pendant les jeux paralympiques. C'est vraiment une très belle architecture. Cette année j'ai regardé à la télévision le défilé militaire du 60e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. Les soldats chinois étaient très concentrés et sérieux, cela m'a beaucoup impressionné. Les Chinois aiment vraiment leur pays," a continué Dembélé.

En ce qui concerne sa future carrière, Dembélé projette de retourner au Mali et travaillera pour le renforcement des échanges entre le Mali et la Chine et entre l'Afrique et la Chine. "Mon grand-père a consacré toute sa vie à l'amitié entre le Mali et la Chine, je prendrai son relais et j'ai confiance de pouvoir le surpasser", estime-t-il.

Au cours de ces dernières décennies, la Chine a formé de nombreux spécialistes africains. Ces formations favorisent le développement économique et social de l'Afrique, précise Qiang Yaping. Pour elle, certains étudiants sont même chargés de postes importants dans leurs pays après leur retour. Dans les ambassades africaines en Chine, plusieurs diplomates ont étudié en Chine. Les étudiants africains sont donc des liens importants pour les échanges entre la Chine et l'Afrique, souligne-t-elle.

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28/10/2009
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